L'analyse des effets des pratiques déployées par les partenaires de la communauté dans le cadre du programme Accès 5 afin de soutenir la persévérance et la réussite des élèves à risque de décrochage scolaire provenant de territoires défavorisés



En 2011-2012, le taux de décrochage à l'école secondaire de la Montée se situait à 28,4 %.

En 2014-2015, après l'implantation du programme Accès 5, il se situait à 19,8 %. Les 105 élèves inscrits au programme Accès 5 avaient, en 6e année, un rendement scolaire de 10 % inférieur à celui des autres élèves de la CSRS dans les trois matières de base. Après 24 mois d'exposition au programme, cet écart disparaît en français et en anglais.

Ce programme permet à l'élève de développer son sentiment de compétence, d'auto-efficacité et son sentiment d'appartenance à l'école.

Bien qu'on ne puisse démontrer un lien direct de cause à effet entre la participation des élèves au programme et leur rendement ou la diminution du taux de décrochage de l'école, tout indique qu'elle y contribue fortement. Ce programme communautaire mis en place par la Maison Jeunes-Est s'actualise largement dans l'espace scolaire et se déploie en cinq sphères : le soutien psychosocial, le soutien scolaire, les activités parascolaires, l'aide matérielle et financière et l'action spécifique. Il permet à l'élève de développer son sentiment de compétence, d'auto-efficacité et son sentiment d'appartenance à l'école. Le travail d'étroite collaboration entre les acteurs scolaires et non scolaires, notamment dans les instances de gestion du programme, a permis une transformation importante dans la conception même de ce qu'est l'école.

L'implication des chercheurs a permis de faire évoluer la réflexivité chez les acteurs. Ce programme a permis d'adapter l'école aux élèves en difficulté (continuité adaptée) plutôt que de les forcer à choisir entre s'en éloigner (discontinuité) ou s'y adapter (continuité).

Avec les actions mises en place dans le programme Accès 5, l'élève est au centre de l'action et on lui apporte le soutien dont il a besoin, au moment où il en a besoin, dans une modalité qui lui est propre. Ainsi, les acteurs non scolaires agissent en supplément à ce qu'offrent les acteurs scolaires. L'élève se trouve mieux entouré, les maillons du filet qui le rattache à l'école sont donc tissés plus serrés.

Chercheure principale

Anne Lessard, Université de Sherbrooke

Résumé

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : mai 2017