Facteurs de risque associés à la violence subie dans les relations amoureuses : une méta-analyse explorant les spécificités selon différents contextes de vulnérabilité



La violence dans les relations amoureuses (VRA) désigne l'ensemble des comportements qui nuisent au développement physique, psychologique ou sexuel de son partenaire amoureux.

Au Québec, les chiffres sont inquiétants : 63 % des filles et 49 % des garçons de secondaire 3 à 5 ont vécu de la VRA dans la dernière année.

Les parents et les pairs peuvent faire une différence dans la prévention de la violence dans les relations amoureuses des adolescents.

Les conséquences de cette violence sont nombreuses et peuvent être graves. Si de nombreuses études ont été publiées à ce sujet, leurs résultats sont parfois contradictoires et les caractéristiques des sous-groupes les plus à risque de vivre la VRA restent méconnues. Pour éclairer la pratique et identifier les facteurs sur lesquels intervenir prioritairement, il devient nécessaire de synthétiser les connaissances scientifiques.

Ce projet rassemble les écrits portant sur certains facteurs de risque et de protection de la VRA touchant l'ensemble des jeunes, incluant les jeunes de la diversité sexuelle. Pour tous les adolescents, le vécu de maltraitance durant l'enfance ou d'harcèlement sexuel par les pairs et la fréquentation d'amis ayant des comportements délinquants augmentent les risques de vivre de la VRA. Les parents et les pairs peuvent toutefois jouer un rôle préventif dans la VRA subie par les adolescents soit en les encadrant, comme parents, soit en les soutenant.

Les jeunes de la diversité sexuelle, les jeunes femmes et les jeunes rapportant une identité, des attirances ou des comportements bisexuels, ainsi que ceux victimisés en raison de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle sont particulièrement à risque de VRA.

Nous concluons que les parents et les pairs peuvent faire une différence dans la prévention de la VRA subie par les adolescents. Il est donc pertinent et urgent d'adapter les programmes de prévention en considérant ces acteurs-clés et en se souciant de rejoindre les jeunes les plus à risque.

Chercheure principale

Martine Hébert, Université du Québec à Montréal

Résumé

Rapport de recherche

Annexes

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : novembre 2016