Les jeux de hasard et d'argent en ligne : modèle intégratif et différences selon le sexe et l'âge



Les technologies en ligne sont partout dans nos vies.

L'une des conséquences de cette situation est qu'il devient de plus en facile de jouer aux jeux de hasard et d'argent à tout endroit et à toute heure de la journée. On ne sera donc pas surpris que de tels jeux soient devenus extrêmement populaires. Or, nous savons encore très peu de choses sur les déterminants et conséquences de ce type de jeu dans la population québécoise. Qui est à risque de développer des problèmes de jeux en ligne? Quelles variables permettent le mieux de comprendre et prédire un engagement au jeu en ligne posant problème et quelles sont les conséquences des problèmes au jeu pour les joueurs masculins et féminins de différents groupes d'âge.

Les problèmes de jeu prédisent plusieurs conséquences néfastes pour la personne au niveau psychologique et physique.

La présente recherche comprenait deux études, y compris une étude longitudinale sur une base temporelle d'une année, qui cherchaient à apporter des réponses à ces questions et qui mènent aux constats suivants.

Premièrement, ce sont les plus jeunes (18-25 ans) qui sont les plus à risque de développer des problèmes envers les jeux en ligne et ce sans distinction pour les hommes et les femmes. Deuxièmement, la passion obsessive (le fait de ressentir un plaisir incontrôlable) envers le jeu en ligne et le fait de vivre des émotions négatives au jeu (notamment la culpabilité) sont les meilleurs prédicteurs des problèmes au jeu. Enfin, troisièmement, les problèmes de jeu prédisent plusieurs conséquences néfastes pour la personne autant au niveau psychologique que physique.

A la lumière des conséquences nocives que produisent les problèmes de jeu en ligne, une attention particulière devrait donc être accordée aux moyens à prendre pour mieux prévenir leur développement.

Chercheur principal

Robert J. Vallerand, Université du Québec à Montréal

Résumé

Rapport de recherche

Annexes

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : octobre 2015