Étude des représentations et des pratiques de recours aux technologies numériques chez des élèves et des enseignants québécois du secondaire ainsi que de leurs impacts sur l'apprentissage de l'écriture



Les pratiques d'écriture des élèves du secondaire en contexte de communication médiatisée, à l'école et à la maison : un environnement utile pour la construction des compétences scripturales?

Dans cette recherche, nous avons tout d'abord exploré le monde des pratiques d'écriture des jeunes du secondaire, dans et hors l'école, ainsi que l'utilisation des médias électronique par leurs enseignantes et enseignants.

Nous avons ensuite construits et mis en œuvre, de façon collaborative, des situations d'apprentissage et évaluation (SAÉ) mettant à contribution les environnements du Web 2.0 afin de rapprocher les contextes d'enseignement et d'apprentissage des compétences en écriture proposés par le personnel enseignant d'une part et les pratiques sociales des jeunes, d'autre part.

Les élèves privilégient nettement le recours à Facebook et aux « aires de clavardage ».

Il ressort de notre enquête auprès des élèves que ceux-ci privilégient nettement le recours à Facebook et aux « aires de clavardage » comme environnements virtuels de communication. Très peu d'élèves utilisent Twitter, du moins avant la fin du deuxième cycle du secondaire, la majeure partie d'entre eux ne possédant pas de téléphone cellulaire, particulièrement en milieu socioéconomiquement faible. Il en va de même pour la fréquentation des blogues ou leur animation.

Hors de l'école, les profils d'usage des technologies numériques (TN) se ressemblent entre adultes et adolescents. Le divertissement, l'accès à l'information « générale » et la communication « courte » avec les amis prédominent.

Enfin, si le recours à des SAE en contexte virtuel peut intéresser ou motiver les élèves, plusieurs facteurs en affectent l'efficacité au plan du soutien à l'apprentissage. La familiarité préalable des personnels enseignants avec les technologies utilisées, le fait que leur mise en œuvre soit imposée (comme c'est le cas dans certaines institutions privées) ou le produit d'une initiative personnelle de l'enseignant fait le plus souvent la différence entre un changement vers une animation pédagogique réellement collaborative ou une reproduction des modèles d'intervention éducative plus classiques. En tout état de cause, la dimension évaluative y est fortement secondarisée.

Chercheur principal

François Larose, Université de Sherbrooke

Résumé

Rapport de recherche avec annexes

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : octobre 2016