Les préjugés et les biais reliés au poids chez les futurs professionnels en santé : la réalité virtuelle comme stratégie de réduction des préjugés

 

Marie-Pierre Gagnon-Girouard

Université du Québec à Trois-Rivières

 

Domaine : médias et communication

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2015-2016

Les préjugés relatifs au poids sont parmi les formes de biais les plus répandues, les individus en surpoids étant vus comme paresseux, négligés et peu disciplinés. Les professionnels de la santé rapportent ces mêmes  attitudes négatives parfois même encore davantage que la population générale, ce qui contribue à la honte et à l'insatisfaction corporelle des individus en surpoids. Des stratégies informatives ont montré des succès modestes quant à la réduction de ces préjugés chez les professionnels de la santé. Plusieurs suggèrent qu'une approche expérientielle plus en lien avec l'image corporelle des professionnels eux-mêmes pourrait bonifier cette approche. Dans cet ordre d'idées, la réalité virtuelle représente un outil prometteur qui permet aux participants de se placer dans la peau d'une personne en surpoids de façon crédible. Compte tenu de l'impact des professionnels de la santé sur le bien-être des individus en surpoids, il est essentiel de comprendre et réduire leurs préjugés relatifs au poids, et ce dès le début de leur carrière.

Ce projet de recherche propose donc (1) d'identifier les facteurs  associés aux préjugés relatifs au poids chez des étudiants en santé, et (2) d'explorer l'utilisation de la réalité virtuelle pour réduire ces préjugés, en comparaison avec une stratégie informative. Deux cents étudiants de premier cycle seront recrutés en classe dans des disciplines relatives à la santé. Ils compléteront une batterie de questionnaires en ligne et seront invités à une séance en laboratoire (stratégie informative et/ou exposition à CYBERCORPS, un logiciel de réalité virtuelle axé sur l'image corporelle). En plus d'un effet direct sur les participants, ce projet pourrait inspirer l'inclusion d'une activité de réduction des préjugés dans le cursus des étudiants en santé.