Les femmes dans les métiers et professions traditionnellement masculins : une réalité teintée de stéréotypes de genre nécessitant une analyse critique, systémique, comparative et multidisciplinaire

 

Sophie Brière

Université Laval

 

Action concertée : Études sur la progression et la rétention des femmes dans les professions et métiers ayant été réservés aux hommes

Volet : Projet de recherche

Partenaires : Le Secrétariat à la condition féminine et Le Fonds de recherche du Québec - Nature et technologies

Le parcours des femmes dans certains métiers et professions traditionnellement masculins témoignent d'une réalité complexe et teintée d'inégalités importantes, liées notamment à des stéréotypes de genre. Dans ce contexte, une recension des écrits montre la nécessité de dresser un véritable état des lieux des principaux enjeux, défis et problèmes liés à l'insertion et à la rétention des travailleuses et surtout, des interventions porteuses et des pratiques émergentes qui favorisent leur rétention dans ces métiers et professions. Ayant recensé majoritairement des études réalisées à partir de données statistiques globales, utilisant des méthodes quantitatives ne permettant pas de documenter en profondeur les aspects étudiés ou de montrer les interdépendances entre les divers éléments répertoriés, la présente recherche vise à réaliser un portrait approfondi et comparatif des facteurs liés à la progression et à la rétention des femmes dans des métiers et professions traditionnellement réservés aux hommes au Québec. Cette analyse critique, systémique, comparative et multidisciplinaire mettra à profit la richesse de plusieurs méthodes et approches afin de documenter divers aspects des professions et métiers ciblés dans 6 secteurs d'activités : sciences et génie; santé; droit et sécurité publique; finances; éducation et orientation; santé et sécurité au travail. Le choix de ces métiers et professions est basé sur le fait qu'ils sont bien rémunérés, traditionnellement réservés aux hommes, affichent un haut taux de progression des femmes et couvrent une grande diversité des contextes organisationnels (secteur privé et secteur public; petites, moyennes et grandes organisations; salariées et travail autonome, etc.). Plusieurs d'entre eux représentent un objet d'étude en émergence au sein de la littérature ou encore n'ont pas été étudiés jusqu'à maintenant. Une recension des écrits, des groupes nominaux, des entrevues individuelles et un sondage seront réalisés selon deux approches théoriques (féministe et développement de carrière) permettant une combinaison originale de variables. Le projet s'appuie sur une équipe scientifique multi-facultaire de l'Université Laval, favorisant une convergence des connaissances, expertises et traditions de recherche en études féministes (Sophie Brière, Hélène Lee-Gosselin), en études des trajectoires professionnelles (Geneviève Fournier, Liette Goyer, Dominique Tanguay) et en lien avec les secteurs d'activités liés aux métiers et professions ciblées (Claire Deschênes, Sylvie Dodin Dewailly, Anne-Marie Laflamme, Lucie Héon et
Pierre-Sébastien Fournier). Le projet permet l'appropriation et le partage des connaissances entre l'équipe de recherche, des étudiantes et des étudiants, et les organisations car il implique la participation des intervenants à toutes les étapes de réalisation. La stratégie de diffusion et de transfert élaborée permet de diffuser périodiquement des connaissances, de maximiser tout au long de la recherche les retombées et de rejoindre régulièrement les organisations, la communauté universitaire et les décideurs publics. Les résultats seront diffusés à travers les canaux organisationnels et scientifiques existants et par des activités conjointes organisées spécifiquement pour les besoins de cette recherche.

Appel de propositions

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Co-chercheurs

Claire Deschênes, Université Laval
Sylvie Dodin, Université Laval
Geneviève Fournier, Université Laval
Liette Goyer, Université Laval
Lucie Heon, Université Laval

Membres collaborateurs

Fanie Pelletier, Barreau du Québec
Laurent Matte, Ordre des conseillers et conseillères d'orientation du Québec (OCCOQ)
Martine Cantin, Association des femmes en finance du Québec
Mélanie Cormier, Association des cadres des collèges du Québec (ACCQ)
Mélanie Fortier, Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST)

Durée du projet, montant octroyé et date de dépôt du rapport final

Le projet est d'une durée de 2 ans, le montant total octroyé est de 259 504 $ et le rapport final est attendu pour le 1er octobre 2017.