Web sémantique et pratiques de référencement au Québec. Étude sur l'émergence de nouveaux intermédiaires culturels

 

Jonathan Roberge

Institut national de la recherche scientifique

 

Domaine : médias et communication

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2014-2015

La croissance exponentielle du Web a rendu plus centrale la tâche des moteurs de recherche qui ordonnent et classent informations et contenus. Autour de géants tels Google s'est également constituée une large industrie s'adonnant au Search Engine Marketing (SEM) et à la Search Engine Optimalization (SEO) – traduits ici par « pratiques de référencement ». L'objectif du projet est d'analyser les entreprises et agences québécoises qui offrent des services dans ce secteur. Aucune étude n'existe à ce sujet et celles qui ont été proposées ailleurs n'ont  jamais insisté sur les dimensions sociales et culturelles du référencement. Parce qu'elles sont des intermédiaires culturels émergents – « entre » les moteurs de recherche et leurs propres clients – ces entreprises sont pourtant constamment prisent dans la négociation de leur savoir-faire, de leur image et de leur réputation.

Une ethnographie portant sur les acteurs locaux du référencement permettra aussi de mieux en saisir les enjeux fondamentaux. Entre autres, les dynamiques parfois, sinon souvent conflictuelles avec les moteurs de recherche expliquent en grande partie l'évolution du Web vers davantage de composantes sémantiques. Les améliorations dites « intelligentes » de l'algorithme de Google, par exemple, visent à débusquer les références trompeuses et impliquent un important travail sur les rapports lecteur-texte-auteur. À l'aide d'une méthode herméneutique proche de l'ethnographie, le projet analysera cette évolution et ce qu'il en est dit sur les principales plateformes de discussion consacrées au référencement.