Usages didactiques des technologies de l'information et de la communication (TIC) pour soutenier le développement de la compétence à écrire des élèves du primaire en milieu défavorisé

 

Thierry P. Karsenti

Université de Montréal

 

Action concertée : Programme de recherche sur l'écriture 2010-2011

Volet: Projet de recherche

Partenaire : Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport

L'intérêt que suscite la compétence à écrire en éducation repose sur deux constats: d'une part, l'importance que revêt l'écriture dans les sociétés occidentales actuelles (Werquin, 2005); d'autre part, la difficulté qu'ont les jeunes à maîtriser cette compétence clé (Chartrand, 2007; MELS, 2003, 2006). Ces deux constats sont bien ancrés, tant au niveau éducatif (MELS, 2006), qu'aux niveaux social et médiatique. En revanche, on connaît moins le potentiel des TIC à l'égard de l'écriture, notamment en contexte de classes-portables (Freiman et al., 2010), lesquelles représentent une modalité technopédagogique récente et innovante. Ceci amène d'ailleurs le comité d'experts sur l'apprentissage de l'écriture à recommander au MELS davantage de recherches sur le rôle des TIC pour le développement de la compétence à écrire des élèves (recommandations 15 et 16, MELS, 2008). Notre recherche se situe dans cette perspective et a pour objectif principal de mieux comprendre les usages didactiques des TIC qui soutiennent et stimulent le développement de la compétence et de l'engagement à écrire des élèves du primaire en milieu défavorisé. Pour y répondre, nous proposons une méthodologie mixte faisant intervenir: 1. des questionnaires en ligne composés notamment de différentes échelles validées; 2. des entrevues individuelles et de groupe avec les enseignants et les élèves; 3. des observations vidéographiées de tâches d'écriture par les TIC; 4. des captures d'écran des ordinateurs d'élèves lors de tâches d'écriture; 5. la collecte de différents textes (5) élaborés par les élèves avec les TIC. Optant pour une étude multi-cas, notre projet comprend trois classes d'une école primaire défavorisée (de la région de Montréal) qui ont été équipées d'ordinateurs portables, ce qui constitue un contexte des plus favorables à l'étude de la compétence à écrire par les TIC. Notre partenariat avec cette école primaire existe depuis 8 ans. Notre projet est d'ailleurs en lien étroit avec celui de l'école. À ce titre, le directeur et les enseignants des classes-portables font partie intégrante de ce projet et agissent en tant qu'experts technopédagogiques de ce domaine en pleine expansion. Les retombées de notre projet pourraient avoir un impact sur: (1) l'orientation et l'application des programmes ministériels, académiques et scolaires à l'égard de la compétence à écrire; (2) la formalisation de pratiques d'enseignement de l'écriture par les TIC favorisant le développement de la compétence scripturale des élèves; (3) l'avancement des connaissances sur le rôle des TIC pour le développement de la compétence à écrire; (4) l'enseignement de l'écriture des enseignants participant au projet; (5) la compétence à écrire des élèves participant au projet, en plus de les outiller technologiquement dans le but de mieux écrire dans leur quotidien social et scolaire. Cette recherche aura donc des retombées décisionnelles, pratiques et scientifiques sur la compétence à écrire par les TIC, d'autant qu'elle s'intéresse de façon fine aux composantes de la compétence à écrire et aux processus d'écriture mis en cause. Dans un contexte où les TIC sont omniprésentes en éducation et où la qualité du français demeure un défi à relever, les résultats de cette recherche seront d'une grande pertinence sociale et scientifique. 

Appel de propositions

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Co-chercheurs

Roch Chouinard, Université de Montréal
Érick Falardeau, Université Laval
Clermont Gauthier, Université Laval
Monique Noël-Gaudreault, Université de Montréal
Bruno Poellhuber, Université de Montréal
Carole Raby, Université du Québec à Montréal
Chantale Beaucher, Université de Sherbrooke

Durée du projet et date de dépôt du rapport final

Le projet est d'une durée de 3 ans et le rapport final est attendu pour le 1er avril 2014.