Une analyse de long terme des inégalités et de la mobilité socio-économiques par cohorte de naissance et selon le revenu et la consommation des familles économiques et selon l'éducation des parents: 1965-2015

 

Philip J. Merrigan

Université du Québec à Montréal

 

Action concertée : Pauvreté et exlusion sociale - Phase 3

Volet : Projet de recherche

Partenaire : Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Ministère de la Santé et des Services sociaux, Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et la  Société d'habitation du Québec

Notre recherche porte sur les inégalités socio-économiques et la mobilité sociale. Elle vise à décrire leur évolution historique, les caractériser par des marqueurs sociaux forts et analyser les effets (significatifs ou non) associés à des changements importants de politiques publiques. Dans un premier temps notre analyse est quantitative et s'appuie sur des micro-données représentatives de la population - les revenus et les consommations des familles économiques depuis la fin des années 1969 jusqu'à 2015. Pour plusieurs chercheurs canadiens et américains, la consommation (paniers et biens durables) est plus prometteuse pour la compréhension des inégalités en particulier dans les extrémités de la distribution des inégalités. Nous aborderons la question des évolutions en construisant différentes générations (pseudo-panels) mesurées par l'année de naissance. Ceci nous permettra de comparer les inégalités entre générations au fil du temps selon leurs caractéristiques socio-économiques. Cette approche inter-générationnelle permettra aussi de comparer la mobilité sociale relative par génération. Enfin, nous traiterons aussi de manière novatrice les dépenses en services de logement, généralement négligées à cause des difficultés d'imputation pour les propriétaires qui occupent leur logement. L'imputation est très importante à cause du grand nombre de propriétaires occupants et de la part du logement dans les dépenses. Nous croyons que seule une analyse sur une très longue période peut donner une image juste de l'évolution des inégalités ainsi que de ses déterminants et du rôle joué par les politiques publiques comme ascenseur social. Dans un deuxième        temps nous comptons analyser les déterminants des inégalités intergénérationnelles par l'intermédiaire de grandes enquêtes de       Statistiques Canada qui nous renseignent pour chaque répondant sur la classe sociale ou l'éducation des parents ainsi que sur la classe sociale, le niveau d'éducation, et le type de diplôme, ou sur des mesures d'habiletés en lecture, en science ou en mathématiques du répondant, ces dernières étant fortement corrélées au succès économique et social une fois adulte. Puisque ces enquêtes couvrent un très grand nombre d'années, nous pourrons évaluer les tendances à très long-terme de la mobilité sociale et les facteurs, micro- ou macro-économiques, familiaux ou sociaux, les plus importants pour son évolution. Ces enquêtes, avec des très grands échantillons, permettent la comparaison du Québec avec les autres provinces canadiennes. De plus, nous pourrons isoler les individus de provenance modeste qui ont réussi à grimper l'échelle sociale et essayer de dégager les facteurs contribuant à leurs succès. Cet immense travail méthodologique et de construction de banques de données sera disponible aux partenaires de manière à ce qu'ils puissent s'en servir pour leur propres analyses qui déborderont certainement les premières analyses effectués par notre groupe multidisciplinaire.

Appel de propositions

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Co-chercheurs

Marie Connolly, Université du Québec à Montréal
Catherine Haeck, Université du Québec à Montréal
Simon Langlois, Université Laval
Pierre Lefebvre, Université du Québec à Montréal
Amélie Quesnel Vallée, Université McGill

Membres collaborateur

François Gardes, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Durée du projet, montant octroyé et date de dépôt du rapport final

Le projet est d'une durée de 3 ans. Le montant total octroyé est de 153 000 $. Le rapport final est attendu pour le 1er octobre 2018.