Un médicament qui traite les infections bactériennes sans tuer les bactéries ni les rendre résistantes

 

Recherche intersectorielle - Programme Audace

Concours 2018-2019

 

Composition de l'équipe:

Karine Auclair (Université McGill), responsable
Marcel Behr (Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill), co-chercheur

 

Domaine : Maladies infectieuses et immunitaires

Secteur 1 : Sciences naturelles et génie         Secteur 2 : Santé

 

En vidéo (5 minutes)

Les antibiotiques représentent encore le moyen le plus efficace dont dispose la médecine moderne pour traiter les infections. Mais ils ont deux inconvénients majeurs : contrairement à notre système immunitaire capable de cibler les bactéries pathogènes et d'épargner celles, bénéfiques, qui forment notre microbiome, ils tuent indifféremment les bonnes et les mauvaises bactéries, ce qui peut entraîner des effets secondaires ; et ils s'avèrent de moins en moins efficaces, les bactéries devenant de plus en plus résistantes à leur action, ce qui amène à développer de nouveaux antibiotiques qui, à leur tour, susciteront une nouvelle résistance, et ainsi de suite. La seule façon de sortir de ce cercle vicieux consiste à traiter les infections bactériennes sans antibiotiques, en les remplaçant par des « bactério-modulateurs » capables de rendre les bactéries à nouveau vulnérables à notre système immunitaire qui pourra ainsi éliminer celles qui sont pathogènes tout en épargnant celles de notre microbiome.

La preuve de ce nouveau concept sera démontrée avec la tuberculose, maladie infectieuse qui tue encore chaque année entre 1,5 et 2 millions de personnes dans le monde. Si l'approche s'avère efficace, elle pourra ensuite être appliquée à d'autres types d'infection, promettant de révolutionner la pratique médicale dans ce domaine.

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