Signalisation de la dissidence et de l'acceptation en français québécois : constitution d'un nouveau corpus annoté et analyse pragmatique contemporaine

 

Elizabeth Smith

Université du Québec à Montréal

 

Domaine : langues et langage

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2014-2015

Nos phrases contiennent souvent plusieurs sortes de significations (assertions, présuppositions, etc.). Dans la conversation, nous sommes souvent en position d'accepter ou de rejeter les différentes parties de ce que les gens nous disent, mais les mots que nous utilisons pour marquer notre (dés)accord dépendent du type de signification. Par exemple, dans la phrase « John est encore allé au parc », il est plus facile d'utiliser le mot « non » pour exprimer que nous sommes en désaccord avec le fait que John est allé au parc que pour rejeter la présupposition que John est allé au parc auparavant.

Ce projet propose une expérience dans laquelle des paires de participants francophones accomplissent quatre tâches qui les amènent souvent à exprimer un (dés)accord. Les tâches diffèrent en fonction des objectifs des participants (semblables ou différents) et le degré de leurs connaissances partagées. Nous prédisons que les résultats feront apparaître l'effet de ces facteurs sur le choix des particules de (dés)accord et permettront des avancées théoriques concernant des hypothèses fondamentales dans la pragmatique ainsi qu'une réévaluation de la manière dont le (dés)accord est utilisé par les linguistes.

De plus, les conversations expérimentales seront enregistrées et annotées avec des fonctions discursives par des assistant(e)s de recherche financés par le projet. Ce corpus de québécois orienté vers les tâches ajoutera à des comparaisons possibles avec d'autres corpus (en offrant des possibilités de collaboration et des thèmes pour les étudiants-chercheurs) et l'annotation contribuera à de meilleurs modèles de traitement automatique des langues.