Mobilité et surveillance : intégration de dispositifs de géolocalisation dans les médias socionumériques

 

André Mondoux

Université du Québec à Montréal

 

Domaine : établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Programme appui à la recherche-création

Concours 2013-2014

Ce projet de recherche s'Inscrit dans le contexte de l'essor des médias socionumériques (exemple : Facebook, Twitter, etc.) présentés comme des outils techniques producteurs de liens sociaux (partage, usages contributifs, etc.). D'une part, ces nouveaux outils reposent sur l'auto-expression/production de soi (se rendre visible) et d'autre part, sur la création de profils de consommateurs sur la base des données accumulées (regarder). L'intégration de la géolocalisation dans les médias socionumériques soulève plusieurs interrogations. Cet apport des technologies de géolocalisation au sein des médias dits « sociaux » participe-t-elle à une dynamique de surveillance, via les fonctions de traçabilité des usagers en temps réel? Cette intégration relève-t-elle d'une banalisation de la surveillance puisqu'inscrite dans les dynamiques sociales de définition du « réel » (rapport à l'espace et au temps) et du rapport à l'autre (socialisation)? Quelles sont les spécificités de ces nouveaux liens sociaux explicitement médiatisés par la technique? Ces problématiques sont propres au nouveau champ d'études de la géographie médiatique (Media Geography).

Peu de ces recherches abordent cependant la question des représentations de l'espace-temps qui s'inscrivent également dans des dynamiques communicationnelles, politiques et socioéconomiques. Il est donc pertinent de comprendre comment l'intégration géolocalisation/médias socionumériques affecte les représentations de l'espace et du temps, quel rôle elle joue dans le processus de construction identitaire des sujets, et de vérifier si elle s'inscrit dans une dynamique de banalisation de la surveillance.