Liens entre logement et fécondité : une analyse comparative de divers pays

 

Sarah Brauner-Otto

Université McGill

 

Domaine : personnes, commaunautés et vie sociale

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2015-2016

Depuis 75 ans, les niveaux de fécondité diminuent partout dans le monde. Plus de 60 % de la population mondiale vit dans des pays à faible fécondité et ce chiffre continue d'augmenter. La faible fécondité a des conséquences négatives pour les personnes qui affirment vouloir plus d'enfants qu'ils n'en ont et pour les pays qui souffrent économiquement de la diminution de la population active et de la pression accrue exercée sur les systèmes d'aide sociale. Malgré les nombreuses recherches menées à ce jour, les mécanismes sous-jacents à la faible fécondité ne sont toujours pas bien compris, surtout en ce qui a trait à l'effet des facteurs institutionnels.

Ma recherche postdoctorale a permis de cerner le logement, plus particulièrement la disponibilité et l'accessibilité de logements pour les jeunes qui cherchent à établir leur indépendance, comme facteur institutionnel important mais peu étudié jusqu'à présent. Dans le cadre de la première macro analyse empirique de ce lien, j'examinerai la façon dont différents aspects du contexte du logement sont liés à diverses mesures de la fécondité à travers 38 pays. Ce projet permettra de mieux comprendre les liens qui existent entre logement et fécondité, de créer une base de données disponible en ligne des mesures en matière de logement, d'offrir une formation sur les méthodes statistiques aux étudiants des cycles supérieurs et d'ouvrir la voie à une étude plus large des facteurs institutionnels associés à la faible fécondité. Ce projet met l'emphase sur la formation du personnel hautement qualifié, incluant des étudiants de premier et deuxième cycle, préparant ceux-ci au marché du travail.