Le roman féminin africain des années 2000 : une géocritique des espaces fictionnels

 

Mbaye Diouf

Université McGill

 

Domaine : arts et littérature

Programme soutien à la recherche pour la relève professorale

Concours 2016-2017

Cette recherche explore les potentialités géocritiques des romans africains écrits par des femmes et publiés à partir des années 2000. Elle étudie les romans de la Camerounaise Léonora Miano, la Gabonaise Bessora et la Sénégalaise Fatou Diome; elle s'appuie théoriquement et méthodologiquement sur les travaux fondateurs de Bertrand Westphal sur la notion de « géocritique » (200, 2003, 2007).

Ma recherche vise à démontrer que, dans un contexte postcolonial marqué par une intensification de la migration des populations, la circulation internationale des auteurs et le renouvellement des catégories esthétiques, la génération actuelle de romancières africaines construit un nouvel imaginaire de l'espace qui resémantise les territoires textuels à travers des langages littéraires nouveaux et personnalisés.

Ce travail se donne donc pour objectifs de dépasser l'interprétation féministe qui prédomine largement encore dans l'étude des textes des romancières africaines; d'inaugurer un nouveau champ de recherche en littérature africaine francophone relié à la géocritique; de partager et d'associer les étudiant(e)s de mes cours et séminaires aux activités de ma recherche; et enfin d'animer dans les trois années à venir une série de discussions scientifiques autour de cette problématique à travers l'organisation d'un colloque à l'Université McGill en avril 2016, la participation aux deux colloques de la FCSH à Ryerson University (mai 2017) et à l'Université de Regina (mai 2018), et à celui de l'APELA en France (Metz, mars 2019). Je publierai aussi trois articles dans les Actes du colloque de McGill et dans les numéros 10 (2018) et 11 (2019) des Cahiers du GRELCEF.