La reproduction des connaissances, la productisation et la modularisation des services, trois concepts qui se chevauchent : une approche théorique et empirique dans le cas des services à forte intensité de connaissances du Québec

 

Norrin Halilem

Université Laval

 

Domaine : gestion des organisations

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2014-2015

Au Canada, le secteur des entreprises de services à forte intensité de connaissances (ESFIC) est celui dont la croissance est la plus rapide. L'importance des ESFIC pour l'économie est telle que le succès de l'économie dépend en partie au succès de ce secteur. En effet, les ESFIC sont des actrices majeures de l'innovation, car  elles sont à l'origine de leurs propres innovations tout en contribuant à celles de leurs clients, et donc au développement du tissu économique local. Au cours des dernières décennies, l'étude des ESFIC a connu une forte progression, qui s'est traduite par une profusion de concepts qui se chevauchent partiellement et qui sont pourtant étudiés en parallèle les uns des autres.

Par ailleurs, malgré l'importance des ESFIC pour l'économie et la richesse de sa littérature, aucune synthèse systématique recensée n'a permis d'intégrer les évidences sur le développement de services ou plus largement sur la gestion des connaissances dans ce secteur. Dès lors, la littérature scientifique échoue à éclairer sur les stratégies de développement de nouveaux services.

L'avancement des connaissances nécessite donc 1) de réaliser un effort d'intégration des théories sur le processus de transformation de connaissances en services et ses déterminants (1.1) et d'identifier les convergences et divergences d'évidences (1.2), et ce, 2) dans le but de valider empiriquement les étapes du processus (2.1) et l'effet des déterminants sur ces étapes (2.2). Cela permettra 3) de développer des implications tangibles basées sur les évidences destinées aux gestionnaires d'ESFIC (3.1), ainsi qu'aux décideurs politiques (3.2).