L'utilisation de la communication et de la psychologie sociale pour favoriser l'appropriation des normes du code d'éthique par les employés d'une organisation. Le cas de la Ville de Montréal

 

Yanick Farmer

Université du Québec à Montréal

 

Domaine : médias et communication

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2015-2016

L'incapacité de certaines organisations à réguler les comportements de leurs employés en matière d'éthique est devenue, ces dernières années, un enjeu central de l'actualité, qui touche autant la perception des parties prenantes (y compris le grand public) à l'égard de l'organisation, que la mise en place de dispositifs favorisant la réalisation de comportements éthiques. Traditionnellement, pour combattre les manquements éthiques récurrents, tels la corruption, les pots-de-vin, les fraudes et autres délits d'initiés, les organisations ont eu tendance à privilégier une approche « formaliste » de l'éthique fondée sur l'adoption d'un code d'éthique (ou de tout autre document semblable) accompagné parfois d'un système plus ou moins élaboré de punitions et de récompenses. La littérature des quinze dernières années, de même que de nombreux exemples tirés de l'actualité démontrent toutefois que ces dispositifs n'offrent aucune garantie quant à leur influence réelle sur les comportements des employés. Pour cette raison, de plus en plus d'experts en appellent à une analyse plus pointue des modes d'appropriation de ces codes d'éthique par les employés auxquels ils s'adressent.

En réponse à cet appel, cette recherche propose, à l'aide d'un devis expérimental avec avant, après et groupe témoin (randomisé dans un échantillon d'une quarantaine de gestionnaires de la Ville de Montréal), de tester l'incidence d'un paradigme récent de la psychologie sociale, appelé communication engageante, sur l'appropriation des normes et les comportements éthiques des employés d'une organisation.