L'expérience du cégep et de l'université chez les enfants de la loi 101 allophones à Montréal : regards rétrospectifs sur leurs parcours scolaires, linguistiques et identitaires

 

Marie-Odile Magnan-Mac Kay

Université de Montréal

 

Domaine : personnes, communautés et vie sociale

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2012-2013

En une trentaine d'années, la loi 101 a contribué à changer le visage linguistique de la société québécoise. Bien que les impacts de cette loi aient fait l'objet de multiples études, des questions restent en suspens. Le choix de la langue d'enseignement au postsecondaire que font les enfants d'immigrants qui ont dû fréquenter l'école française à la suite de l'adoption de la loi 101 est un enjeu qui refait surface dans les débats publics. Plus spécifiquement, l'on s'inquiète des enfants de la loi 101 allophones qui choisissent le cégep anglais.

Ce projet vise à documenter les modalités selon lesquelles se réalisent la socialisation linguistique et la construction identitaire de ces enfants, et ce, tout au long de leurs parcours scolaires primaire, secondaire et postsecondaire. Le projet examinera 1) le rôle de l'école française et de ses multiples acteurs sur la socialisation linguistique, et 2) le rôle du cégep et de l'université dans le rapport aux langues et à l'identité que développent les enfants de la loi 101 allophones. Cette étude conçoit la socialisation linguistique et la construction identitaire comme des phénomènes qui se construisent au fil des transitions. La méthodologie est mixte : 1) les cheminements scolaires des jeunes seront documentés à partir de données statistiques descriptives du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et de deux registraires universitaires, et 2) les parcours des jeunes seront analysés à partir d'une trentaine d'entretiens biographiques menés auprès d'enfants de la loi 101 allophones étudiant dans une université montréalaise anglophone ou francophone.