Impact du stress sur la récidive criminelle et la réinsertion sociale : une étude longitudinale d'hommes libérés suite à une période d'incarcération

 

Isabelle Ouellet-Morin

Université de Montréal

 

Domaine : personnes, communautés et vie sociale

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2013-2014

Aujourd'hui encore, une partie considérable de la population adulte canadienne est incarcérée, atteignant 141 pour 100 000 individus en 2010 (Statistiques Canada, 2010). De ce nombre, plusieurs (43 %) commettront un nouveau crime au cours des deux premières années suivant leur libération (Bonta et al., 2003). Une investigation des facteurs influant la récidive et la réinsertion au sein de la collectivité est incontournable.

Ce projet propose d'examiner si le stress et les stratégies d'ajustement employées pour y faire face constituent une source de vulnérabilité fragilisant le processus de réinsertion, les facteurs liés à la récidive (exemple : consommation d'alcool) et la commission d'un nouveau délit. Aucune étude n'a jusqu'à ce jour examiné cette possibilité par le biais d'un devis longitudinal incluant des mesures validées et répétées du stress et des stratégies d'ajustement. Les études antérieures n'ont pas non plus distingué la commission d'un nouveau crime d'une révocation de la liberté (exemple : bris de condition). Le stress, les stratégies d'ajustement et les facteurs liés à la réinsertion seront mesurés à trois reprises (un, trois et six mois après la libération) auprès de 100 hommes libérés d'un établissement carcéral fédéral ou provincial. Cette période correspond à un risque de récidive élevé. La récidive criminelle sera extraite des dossiers criminels deux ans après la libération. Une meilleure compréhension du contexte individu-environnement affectant la récidive permettra d'agir plus efficacement afin de briser le cycle de réincarcération et soutenir le processus de réinsertion sociale.