Étude d'efficacité de la thérapie conjugale auprès de joueurs pathologiques : point de vue des participants, suivi long terme et étude des variables prédisant l'efficacité

 

Joel Tremblay

Université du Québec à Trois-Rivières

 

Action concertée :Programme de recherche sur les impacts socioéconomiques des jeux de hasard et d'argent, phase 5 2014-2015 - Lancement : Juin 2013

Volet: Projet de recherche

Partenaire : Ministère de la Santé et des Services sociaux

Historique/Contexte

Les données de recherche illustrent comment les difficultés familiales et conjugales sont omniprésentes chez les joueurs pathologiques -JP. On note chez les partenaires non-joueurs plus de colère, des sacrifices financiers, un plus grand état dépressif/anxieux, des problèmes de communication plus importants qu'au sein de couples sans JP. Plus des deux tiers des partenaires de JP attribuent leurs difficultés conjugales aux jeux de hasard et d'argent et environ le tiers rapportent que leurs habitudes de jeux ont directement causé leur séparation. Malgré ces constats, l'offre de services aux JP est presqu'uniquement sous forme d'interventions individuelles, sans implication du/de la partenaire. Devant ses lacunes et considérant les succès importants de l'intervention conjugale auprès de personnes dépendantes aux substances, Tremblay et ses collègues ont mis sur pied un programme de recherche portant sur l'efficacité de l'intervention conjugale en jeu pathologique. L'équipe a développé la Thérapie conjugale intégrative en jeu pathologique – TCI-JP et en évalue l'efficacité à travers une étude comparant la TCI-JP au traitement habituel offert sous forme individuelle (étude en cours). S'appuyant sur des résultats préliminaires favorisant la TCI-JP par rapport au traitement individuel (étude de distribution au hasard), le projet actuel vise à pousser plus loin les efforts de recherche dans ce champ trop peu exploré.
 

Des questions se posent, comme par exemple, est-ce que les résultats positifs observés se maintiendront dans le temps, après une période plus longue post- admission (e.g., 18 mois) ou est-ce qu'au long court, les deux traitements se valent? Ou encore, quels sont les mécanismes de la TCI-JP sous-jacents au changement (habiletés à la communication, stratégies favorisant ou non les JHA, impact sur l'assiduité aux traitement, etc.)? Quelle est l'expérience subjective des couples et des cliniciens à ce sujet? D'autres part, que pensent les cliniciens/cadres quant au processus d'implantation de la TCI-JP au sein des services en dépendance? Le projet actuel vise donc l'axe III de l'appel d'offre à travers les objectifs suivants.

OBJECTIFS

  1. Vérifier le maintien de l'efficacité de la TCI-JP en comparaison à un traitement habituel sur une plus longue période (18 mois au lieu de 9 mois);
  2. Vérifier le rôle de variables intermédiaires dans la prédiction de la réduction des JHA (habiletés à la communication, stratégies pour transiger avec les comportements de JHA, etc.);
  3. Comprendre le point de vue des usagers et des cliniciens quant aux éléments de la TCI-JP utiles autant pour le rétablissement des JP que pour la qualité de la vie conjugale (entrevue qualitatives);
  4. Évaluer, auprès des cliniciens et des administrateurs, leur perception des éléments favorables ou des obstacles à l'implantation de la TCI-JP.  MÉTHODE. Trente couples dont l'un des membres est joueur pathologique seront distribués au hasard entre la TCI-JP et le traitement habituel et les données recueillies seront jumelées à l'échantillon déjà cumulé de 34 participants (meilleure puissance statistiques). Les entrevues de suivi sont menées à l'admission, et à 3, 9 et 18 mois post-admission. Les résultats permettront de mieux documenter l'efficacité différentielle de la TCI-JP et au besoin, d'y apporter les adaptations nécessaires.

Appel de propositions

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Co-chercheurs

Karine Bertrand, Université de Sherbrooke
Magali Dufour, Université de Sherbrooke
Francine Ferland, Centre de réadaptation en dépendance de   Québec
Marianne Saint-Jacques, Université de Sherbrooke

Membre collaborateur

Nadine Blanchette-Martin, Centre de réadaptation en dépendance de Québe

Durée du projet, montant octroyé et date de dépôt du rapport final

Le projet est d'une durée de trois ans, le montant total octroyé est de 165 000 $ et le rapport final est attendu pour le 1er juillet 2017.