Équipe de recherche sur la délinquance en réseau

 

Carlo Morselli

Université de Montréal

 

Domaine : nature, transformation et gouvernance de la société et des institutions

Programme soutien aux équipes de recherche

Concours 2018-2019

S'inscrivant dans une perspective d'adaptation réciproque des délinquants et des agences de contrôle social, la programmation de l'Équipe de recherche sur la délinquance en réseau (ERDR) étudie les processus par lesquels le crime évolue vers un phénomène de réseau et, en réaction, comment les organisations d'application de la loi et de sécurité s'orientent vers un mode de réseautage. Cette proposition lance le troisième mandat de notre équipe qui demeure centrée sur la dualité sécurité-crime, concept au cœur de notre programme.

Outre le développement d'une approche plus pratique, notre équipe a subi des changements clés ces dernières années. Notre dernier mandat nous a permis d'intégrer deux nouveaux chercheurs (David Décary-Hétu, Université de Montréal et Yanick Charette, Université Laval) qui collaboreront avec les six membres de l'équipe (à l'Université Laval: Aurélie Campana et Stéphane Leman-Langlois; à l'Université de Montréal: Benoît Dupont, Rémi Boivin, Samuel Tanner, et le chercheur principal de l'équipe, Carlo Morselli). Cette restructuration de l'équipe et les expériences acquises dans les projets poursuivis lors des deux mandats précédents nous permettent de proposer une programmation plus cohérente et ciblée pour ce troisième mandat de l'ERDR. Le premier mandat (2006-2011) a exploré les différentes interactions entre les organisations policières et les participants dans diverses formes de criminalité en réseau. Le deuxième mandat (2012-2017) a élargi cette dualité en mettant l'accent sur un large éventail de formes de crime et de paramètres de contrôle. Pour le mandat subséquent, les activités de l'équipe convergeront plus fermement autour de trois formes importantes de criminalité en réseau et une préoccupation commune pour les défis et les stratégies utilisées par toutes les formes d'organismes de justice et de sécurité qui font face à de tels crimes. Ceci conduit à une programmation plus ciblée de quatre axes sous-divisés en un ensemble plus spécifique de thèmes.

L'axe 1 étudie les crimes de marché (e.g., distribution de drogues illégales, prostitution, jeu illégal) et se compose d'un continuum de trois thèmes qui représentent les préoccupations traditionnelles des recherches antérieures (voir Von Lampe 2016, Boivin et Morselli 2016, Morselli 2009): i) l'entreprise criminelle; ii) les gangs et; iii) le crime organisé. L'axe 2 se concentre sur la violence extrémiste et est également composé d'un continuum de trois thèmes issus de recherches antérieures (voir Della Porta 2013; Caiani et al 2012; Alimi et al 2015): i) la radicalisation; ii) les mouvements d'opposition et; iii) le terrorisme. L'axe 3 couvre la cybercriminalité et est divisé en trois thèmes dérivés de la typologie de Wall (2007): i) les crimes s'attaquant à l'intégrité des systèmes informatiques (e.g., piratage, cracking); ii) les crimes assistés par les systèmes informatiques (e.g., fraude, vol) et; iii) les crimes de contenu informatique (e.g., pornographie, violence). L'axe 4 représente le terrain commun de tous les membres de l'équipe, soit l'aspect justice et sécurité de la dualité et sur trois thèmes axés sur les principaux secteurs de la réglementation et de la gouvernance: i) la police et le renseignement; ii) les services correctionnels; iii) les secteurs parapublics et privés.