Écrire, une compétence qui se construit : impact du modèle d'intervention à trois niveaux sur la prévention des difficultés en écriture auprès d'élèves de la maternelle et du 1er cycle du primaire issus de milieux défavorisés

 

Line Laplante

Université du Québec à Montréal

 

Action concertée : Programme de recherche sur l'écriture - Lancement : mai 2011

Volet: Projet de recherche

Partenaire : Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport

Même si au cours de la dernière décennie, de nombreuses études ont permis de consolider les connaissances relatives aux facteurs qui permettent d'assurer la réussite du plus grand nombre d'élèves en lecture et en écriture, on constate que les élèves ne profitent pas tous au même degré de l'enseignement dispensé en classe. Toutefois, l'implantation du modèle d'intervention à trois niveaux a démontré qu'il est possible de réduire de façon considérable le nombre d'élèves en difficulté en lecture. En revanche, peu de recherches ont évalué l'impact d'un tel modèle sur la performance en écriture; les études sont encore plus rares en français. Ce projet de recherche vise à évaluer quel est l'effet du modèle d'intervention à trois niveaux, qui inclut différentes modalités de différenciation pédagogique, sur la prévention des difficultés en écriture auprès d'élèves de la maternelle et du 1er cycle du primaire scolarisés en français, langue maternelle ou langue seconde, issus de milieux défavorisés au plan socio-économique. Les interventions seront hiérarchisées selon la logique du modèle d'intervention à 3 niveaux : interventions universelles en classe, dispensées par l'enseignante à tous ses élèves (niveau 1), interventions supplémentaires (niveau 2) et interventions intensives et ciblées (niveau 3) réalisées par l'orthopédagogue. Les deux derniers niveaux d'intervention seront dispensés en sous-groupes de besoin et s'adresseront aux élèves dont les progrès n'auront pas été suffisants lors des interventions réalisées aux(s) niveau(s) antérieur(s). Différentes modalités de différenciation pédagogique seront mises en œuvre dès le niveau 1 afin de permettre aux élèves les plus à risque de continuer à progresser de façon optimale sur le plan de l'écriture. Le pistage des progrès permettra de cibler rapidement les élèves qui éprouvent des difficultés en orthographe et d'intervenir de façon encore plus différenciée par la mise en œuvre d'un second niveau, voire d'un troisième niveau d'intervention. Ceux-ci comporteront également différentes modalités de différenciation pédagogique. L'étude sera réalisée dans 24 classes de milieu défavorisé dont 12 à majorité allophone situées sur l'île de Montréal (CSDM), et 12 autres à majorité francophone localisées en Montérégie (CS Marie-Victorin, CS des Patriotes). La méthodologie choisie combine deux devis expérimentaux : un devis de groupes et un devis à sujets multiples, ceci afin de tester de manière intégrée l'efficacité des trois niveaux d'interventions. Les mesures prises permettront d'évaluer l'impact des interventions sur les plans des capacités orthographiques (orthographe lexicale) et de la capacité à produire des textes, de même qu'au regard de certaines capacités associées à la réussite des premiers apprentissages en littératie : conscience phonémique, conscience morphologique et vocabulaire. Les résultats qui découleront de cette étude contribueront à l'avancement des connaissances dans les domaines des théories de l'enseignement-apprentissage et de la didactique de l'écriture. Ils permettront également de documenter les liens qu'entretiennent l'écriture et la lecture au regard des premiers apprentissages en littératie.

Appel de propositions

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Co-chercheurs

Monique Brodeur, Université du Québec à Montréal
Nathalie Chapleau, Université du Québec à Montréal
Anila Fejzo, Université du Québec à Montréal
Andréanne Gagné, Université du Québec à Montréal
Lucie Godard, Université du Québec à Montréal
Julien Mercier, Université du Québec à Montréal
 

Membre collaborateur

Alain Desrochers, Université d'Ottawa
 

Durée du projet et date de dépôt du rapport final

Le projet est d'une durée de 3 ans et le rapport final est attendu pour le 30 juin 2015