Continuités, ruptures et transformations de l'expérience résidentielle : (re)construire un chez-soi dans le contexte de l'immigration internationale à Montréal

 

Sébastien Lord

Université de Montréal

 

Domaine : milieux de vie et aménagement

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2014-2015

Le sentiment d'être chez soi est une expérience construite à travers le temps et les lieux familiers. Si celle-ci se déroule habituellement dans un même espace de vie, les migrations (sans retour) et les mobilités internationales (avec retour), impliquent des changements d'espace de vie. À Montréal, ces mobilités sont très présentes, elles en marquent plusieurs quartiers urbains et suburbains. En outre, la métropole attire la majorité des migrants/mobiles internationaux arrivant au Québec, et retient la majeure partie qui choisit d'y rebâtir leur nouvel espace de vie. Comment le chez-soi y est-il reconstruit et comment évolue-t-il en matière de significations? Si plusieurs recherches pointent vers la reformulation de plusieurs dimensions « classiques » du chez-soi (par exemple, attachements pluriels, proximités relatives, identités multiples), elles restent floues du point de vue de l'individu et de son espace de vie et ne distinguent pas la mobilité internationale de l'immigration.

Or, de nouvelles perspectives théoriques sur les mobilités se révèlent être fécondes pour explorer la question. En utilisant des entretiens compréhensifs combinés à des analyses spatiales, les expériences résidentielles d'un groupe d'immigrants/mobiles internationaux seront étudiées selon leurs pratiques, leurs représentations et leurs significations de leur espace de vie, de manière à mettre en perspective les continuités, ruptures et transformations du chez-soi. Si l'un des objectifs vise à comprendre l'insertion de l'immigrant dans l'espace résidentiel, la recherche contribuera au débat sur l'évolution de la ville et de la vie urbaine dans un contexte de mondialisation.