Compétition, Gouvernance et Coût du Capital

 

Some, Hyacinthe

Université McGill

 

Domaine : économie, emploi et marchés

Programme soutien à la recherche pour la relève professorale

Concours 2017-2018

Plusieurs études empiriques montrent que la gouvernance d'entreprise est associée à une plus grande valeur de l'entreprise (Gompers, Ishii, et Metrick, 2003) tandis que d'autres études trouvent que plusieurs mécanismes de gouvernance ne seraient pas pertinents (Bebchuk, Cohen, et Ferrell, 2009). Cette recherche porte sur l'impact de la gouvernance d'entreprise dans les milieux compétitifs. En particulier, je m'interroge sur la pertinence de la gouvernance pour la détermination du coût du capital. Cette recherche s'inscrit dans deux courants de la littérature, notamment (1) la littérature sur la gouvernance et le coût du capital (e.g., Hail et Leuz, 2006), et (2) la littérature sur la compétition et la gouvernance (e.g., Giroud and Mueller, 2010, 2011). La compétition a deux effets opposés sur la capacité d'une entreprise à obtenir du capital: un effet de destruction et un effet de référence (Tirole, 2006).

D'une part, l'effet de destruction, via la baisse des profits, réduit la capacité de l'entreprise à lever du capital extérieur. D'autre part, l'effet de référence, via la résolution du problème d'agence, améliore sa capacité à lever des fonds. En conséquence, l'impact de la compétition sur le coût du capital est ambigu et nécessite une approche empirique.

Cette recherche procède par une analyse statistique et par une analyse multivariée. L'analyse multivariée empruntera au modèle économétrique de Hail et Leuz (2009) sur le coût du capital et à celui de Cosset, Somé et Valérie (2016) sur la compétition et la gouvernance. Dans un tel modèle, le coût du capital est la variable dépendante tandis que la compétition et la gouvernance seront les principales variables indépendantes.