Vincent Mousseau en vedette dans CURIUM



Consultez le publireportage de la revue CURIUM (édition octobre 2020),
magazine « science et société » québécois destiné aux adolescents.

Vincent Mousseau... Science contre criminels

Étudiant au doctorat en criminologie à l'Université de Montréal

Mordu de séries policières

Ado, Vincent Mousseau dévorait les séries télé comme CSI (Les Experts), Bones, etc. Son rêve ? Travailler dans un labo pour résoudre des crimes. « J'ai adoré mon bac en chimie (profil criminalistique*). Mais une fois sur le terrain, j'ai constaté que la réalité était différente de la fiction. » Pourquoi n'est-ce pas comme à la télé ? Voilà la question à laquelle le jeune chercheur a voulu répondre avec ses travaux.

*La criminalistique (ou science médico-légale), c'est l'étude scientifique des traces laissées par les activités criminelles ou les accidents : traces de pas, empreintes digitales, fluides corporels, ADN, fibres, cheveux, résidus chimiques, etc.

Des preuves presque irréfutables…

Dans sa recherche, Vincent Mousseau a interrogé des patrons de services policiers sur leur perception de la criminalistique. « Ils la jugent très utile pour identifier un suspect ou fournir des preuves solides au tribunal, souligne le chercheur. En cour, une preuve d'ADN est plus difficile à contredire qu'un témoignage… ».

Une science sous-utilisée ?

On pourrait aussi recourir à la criminalistique pour surveiller et coincer les criminels en action ! « Si on analyse le profil chimique de drogues saisies dans différentes régions et qu'on détecte qu'elles proviennent toutes du même producteur, on peut orienter l'enquête et concentrer nos efforts à démanteler ce gros réseau. Ça permet de mieux tirer parti des ressources policières ».

Alors pourquoi ne le fait-on pas ?

Pour que la criminalistique soit utilisée à son plein potentiel, il faudrait former davantage les gestionnaires policiers, pense Vincent Mousseau. « Ce sont souvent d'anciens agents de terrain ayant gravi les échelons ; ils reconnaissent euxmêmes avoir reçu peu de formation en science médico-légale. »

Réalité versus fiction

À la télé, un même superenquêteur analyse la scène de crime, interroge le suspect, travaille au laboratoire et puis résout chaque crime avant la fin de l'épisode. « Dans la réalité, seulement 15 à 20 % des scènes de crime sont examinées. Ce travail est divisé entre techniciens, enquêteurs, scientifiques... Et la criminalistique n'est pas toujours l'élément déterminant dans une enquête : les témoignages, caméras de surveillance ou aveux de suspects comptent aussi ! »

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Consultez le résumé de sa publication primée.