Une vision dynamique de l'histoire du livre



En deux décennies à peine, l'histoire du livre est devenue un champ d'étude interdisciplinaire et international fort dynamique. Les réflexions théoriques de ce champ de recherche sont aujourd'hui très affinées, et les regards des chercheurs se tournent vers l'analyse de leur propre pratique. 

L'Équipe de recherche Interactions avec l'imprimé, dirigée par Tom Mole de l'Université McGill, s'intéresse à la culture de l'imprimé dans l'Europe des années 1700 à 1900, période pendant laquelle se sont développés les médias de masse. Elle s'attaque plus particulièrement à trois mythes persistants de la culture de l'imprimé : « L'imprimé a pris la place des autres médias », « L'imprimé se limite aux lettres ou aux gravures » et « La culture de l'imprimé est forcément nationale ». 

Pour y arriver, la programmation de la recherche est structurée selon trois axes : d'abord, les chercheurs se demandent comment les gens interagissent avec les textes imprimés ; ils scrutent aussi les liens qui existent entre les textes et les images imprimées, d'une part, et les médias non imprimés, d'autre part ; enfin, ils évaluent comment les gens, au XVIIIe et XIXe siècles, se servaient des imprimés pour structurer leurs échanges et de quelle manière ils les utilisaient comme « intermédiaires », notamment lorsque ces échanges traversaient les frontières. 

L'Équipe de recherche a organisé une conférence publique de Garret Stewart, de l'Université de l'Iowa, qui portait sur le travail artistique fait à partir du livre, et qui transforme à la fois notre perception du livre et de l'art. Le premier axe de recherche de l'Équipe a fait aussi l'objet d'un atelier en mars 2011, à l'Université McGill, où huit conférenciers venaient du Canada, des États-Unis et de l'Europe.

Équipe

Équipe de recherche Interactions avec l'imprimé

Directeur

Tom Mole, Université McGill

Membres réguliers

  • Susan Dalton, Université de Montréal 
  • Andrew Piper, Université McGill 
  • Richard Taws, Université McGill 
  • Nikola Von Merveldt, Université de Montréal