Un outil de sélection novateur



Dans un processus d'embauche, l'employeur porte une attention particulière à la personnalité et à la capacité d'apprentissage des candidats.

Or, il n'existe aucun outil pour mesurer l'importance des phases d'apprentissage dans la performance en emploi. Pascale L. Denis, chercheure à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, en collaboration avec la candidate au doctorat Éliane Bergeron, a mené la seule étude à ce jour qui ait développé et validé une échelle de mesure des phases d'apprentissage.

L'employeur doit tenir compte du niveau d'apprentissage qu'exige l'emploi offert.

Ces dernières se scindent entre la familiarité avec la tâche, le développement d'habiletés et la concentration. Pour chacune de ces phases, le travailleur passe d'une phase de transition (il apprend) à une phase de maintien (il a consolidé ses apprentissages). La chercheure a aussi testé empiriquement le rôle de ces phases dans la prédiction de la performance.

Les travaux de Pascale L. Denis montrent qu'en établissant son processus de sélection, l'employeur doit tenir compte du niveau d'apprentissage qu'exige l'emploi offert. Ainsi, les variables prédisant une bonne performance diffèrent pour un poste complexe par rapport à un poste requérant peu d'apprentissage.

En intégrant les phases d'apprentissage inhérentes à un poste dans son processus de sélection, une organisation maximise les chances de choisir le bon candidat et favorise aussi le bien-être des employés dans leur poste, en plus d'optimiser la performance de l'organisation dans son ensemble. Cette étude a fait l'objet de présentations aux États-Unis et en Allemagne, et des articles scientifiques traitant de ce sujet sont actuellement en préparation.