Trajectoires de vie des joueurs québécois entre 16 et 30 ans : description, facteurs individuels, familiaux et sociaux associés et impact socioéconomique intergénérationnel



Une étude récemment réalisée auprès de jeunes québécois suggère que la pratique de jeux de hasard et d'argent pourrait être un phénomène intergénérationnel.

Capitalisant sur l'existence d'une cohorte longitudinale de plus de 2000 filles et garçons représentatifs de la population québécoise et suivis depuis la maternelle, les chercheurs ont réévalué les jeunes maintenant âgés de 29 et 30 ans.

La pratique de jeux de hasard et d'argent des parents est un facteur influençant le comportement de jeu.

La recherche visait d'abord à identifier les trajectoires de jeu à travers trois périodes-clés du développement, soit le milieu de l'adolescence (15-16 ans), le début de l'âge adulte (22-23 ans) et l'approche de la trentaine (29-30 ans). Les chercheurs se sont aussi intéressés aux antécédents des joueurs à l'enfance, ainsi qu'aux conséquences des problèmes de jeu pour ces individus à l'aube de la trentaine, pour leur famille et leurs enfants.

Les résultats de l'étude indiquent qu'un sous-groupe d'individus, en majorité des hommes, a des problèmes de jeu chroniques depuis l'adolescence, et la pratique de jeux de hasard et d'argent de leurs parents a été un facteur influençant leur comportement de jeu. L'étude révèle également que les attitudes parentales de ces joueurs à problèmes sont déficientes et que les enfants de ces individus ont davantage de problèmes de comportement, lesquels constituent justement un des facteurs associés à la probabilité pour leurs parents, sujets de l'étude, de cheminer sur une trajectoire problématique de jeu entre les âges de 15 et 30 ans.

Chercheur principal

René Carbonneau, Université de Montréal

Résumé

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : novembre 2010