Redonner la cote au transport actif vers l'école



Il y a une trentaine d'années, 80 % des enfants fréquentant l'école primaire marchaient ou prenaient leur vélo pour s'y rendre; aujourd'hui, ils ne sont plus que 30 % à le faire. Que s'est-il passé?

À partir d'une enquête réalisée auprès des parents d'écoliers de plus de 50 écoles de Montréal et de Trois-Rivières, une équipe de recherche dirigée par Paul Lewis, professeur d'urbanisme de l'Université de Montréal, a identifié plusieurs facteurs susceptibles d'expliquer ce changement d'habitudes.

Il apparaît difficile d'inscrire la pratique de la marche ou du vélo dans la logistique des déplacements des parents.

Au premier chef, l'étude reconnaît l'impact de la transformation de nos modes de vie et de l'environnement urbain dans le déclin du transport actif vers l'école. Par exemple, si peu d'élèves se rendent à l'école à pied ou sur deux roues, c'est en partie parce que la fréquentation d'un établissement est aujourd'hui moins déterminée par la proximité avec le domicile que par la volonté des parents de choisir l'école, publique ou privée, qui correspond le mieux aux besoins de leur enfant.

C'est aussi en partie parce qu'il apparaît difficile d'inscrire la pratique de la marche ou du vélo dans la logistique des déplacements des parents, et parce que ces derniers estiment que la sécurité de leur enfant n'est pas assurée.

L'étude propose quelques pistes d'action pour redonner la cote au transport actif vers l'école, comme réduire la dépendance automobile des parents et revoir l'espace urbain dans son ensemble.