Raconter l'itinérance



Les intervenants qui travaillent auprès des itinérants font face à des gens aux prises avec de nombreuses difficultés. Souvent, l'itinérance se conjugue notamment avec toxicomanie, problèmes de santé mentale et difficultés d'insertion. Or, c'est aussi un domaine où il est difficile d'établir de bonnes pratiques reconnues, puisqu'il n'y a pas nécessairement de masse critique de cas similaires.

Ces principes outillent les intervenants en leur donnant accèà des pratiques innovantes, et serviront aussi à former les futurs intervenants.

Pour établir les meilleures pratiques, le professeur Roch Hurtubise, de l'École de travail social de l'Université de Sherbrooke, a collaboré avec sept équipes d'intervenants de Sherbrooke, Montréal, Laval et Gatineau. Ensemble, ils ont rédigé cinquante récits dans le cadre du projet « Il était une fois… des récits de pratique en itinérance ». De l'analyse de ces récits a ensuite surgi une série de principes d'intervention ayant trait, par exemple, à l'importance du réseau de la personne itinérante, ou encore au degré d'attente qu'un intervenant peut avoir à l'égard de son intervention.

Ces principes outillent les intervenants en leur donnant accès à des pratiques innovantes, et serviront aussi à former les futurs intervenants. Les récits et les analyses sont disponibles sur le site Web du Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations (CREMIS), sous l'onglet Savoir d'interventions en itinérance. Ce site a d'ailleurs remporté le prix Mission universitaire 2014 de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux.

Le projet a bénéficié aux intervenants qui souhaitent continuer de documenter les meilleures pratiques et de transmettre leurs connaissances, et aussi aux chercheurs. Ces derniers ont pu redéfinir leurs pratiques de recherche et identifier de nouveaux enjeux en matière d'intervention en itinérance.