Préserver l'éthique dans les universités



Au Canada comme aux États-Unis, les universités ont des politiques en ce qui concerne les conflits d'intérêts en recherche.

Les travaux de Bryn Williams-Jones, chercheur au Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal, montrent toutefois qu'au Canada, le contenu, la structure et la qualité de ces politiques varient grandement. Or, de nombreux débats ont cours dans nos universités sur les risques de conflits d'intérêts en recherche. On accorde notamment beaucoup d'attention à l'influence du secteur privé dans les écoles de médecine et dans les essais cliniques de médicaments, qui sont susceptibles de générer des biais et de menacer la conduite de la recherche universitaire. Le chercheur a souligné que les politiques des universités en matière d'éthique sont souvent difficiles à comprendre, sont peu connues des chercheurs et du personnel universitaire, et se soucient peu des conflits d'intérêts qui ne touchent pas directement des questions financières.

Les politiques des universités en matière d'éthique sont souvent difficiles à comprendre.

Le projet de Bryn Williams-Jones vise le développement de connaissances plus globales et plus précises de l'état des politiques de conflit d'intérêts dans les universités et contribuera à l'élaboration de politiques plus efficaces et de meilleurs outils de formation. Le chercheur a participé à la rédaction de deux avis institutionnels sur le développement d'une politique sur le conflit d'intérêts et la réduction des conséquences négatives de la recherche.

De nombreux articles scientifiques issus de ses travaux ont été publiés, notamment dans Science and Public Policy, BioéthiqueOnline, Journal of Bioethical Inquiry et Journal of Medical Ethics. Des présentations ont aussi été faites lors de la Troisième Conférence mondiale sur l'intégrité dans la recherche et dans le cadre du séminaire de l'Institut de recherche en santé publique de l'Université de Montréal.