Pour le bien de nos enfants



Depuis quelques années, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) soutient que les enfants qui lui sont signalés, puis re-signalés ultérieurement, sont de plus en plus nombreux.

La DPJ doit donc intervenir à nouveau auprès de ces mêmes familles.

53 % des signalements pour négligence non corroborés sont re-signalés après un délai moyen de 167 jours.

Danny Dessureault, professeur-chercheur au Département de psychoéducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières, s'est intéressé à un aspect peu étudié de cette question, soit la situation des enfants à signalement pour négligence non corroboré (c'est-à-dire que l'évaluation de la DPJ établit que la sécurité ou le développement de l'enfant n'est pas compromis), et re-signalés à nouveau.

Les résultats de ces travaux démontrent que 53 % des signalements pour négligence non corroborés sont re-signalés après un délai moyen de 167 jours. Qui plus est, c'est près d'un dossier sur deux (43 %) parmi ces re-signalements qui sera à nouveau évalué par la DPJ afin de statuer s'il y a compromission ou pas. Ces travaux ont identifié les caractéristiques des enfants re-signalés, offrant aux intervenants à la DPJ des balises pour déterminer le risque d'un re-signalement à la suite de la fermeture d'un dossier.

Ces balises sont des éléments supplémentaires à considérer au moment d'envisager la fermeture d'un dossier. Elles servent aussi à indiquer une préoccupation particulière lors du transfert d'un dossier vers les services de première ligne ou vers des organismes communautaires. Ces résultats ont notamment été présentés à la Direction de la protection de la jeunesse du Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec.