Pour des gouvernements électroniques plus efficaces



Les gouvernements se tournent de plus en plus vers les nouvelles technologies de l'information dans leurs relations avec les citoyens et les entreprises. Pourtant, malgré les sommes importantes investies dans des programmes de gouvernement électronique, peu de recherches permettent de bien cerner l'utilisation et l'impact de ces approches.

Les nouvelles technologies de l'information ont mené à l'apparition de services qui n'existaient pas auparavant.

Les recherches menées par Ryad Titah, chercheur au Département des technologies de l'information de HEC Montréal, visaient à étudier les services électroniques utilisés ou souhaités par les citoyens et les gouvernements, la manière dont ils sont employés et leur impact.

Le chercheur s'est concentré sur le niveau municipal et a relevé plusieurs types d'utilisation des technologies de l'information. Certaines constituent simplement un nouveau canal pour offrir des services qui existaient déjà sous d'autres formes, par exemple, pour transmettre des informations sur les services tels les loisirs ou la voirie, ou encore pour diffuser des communiqués de presse, recevoir les plaintes des citoyens, etc.

Les nouvelles technologies de l'information ont aussi mené à l'apparition de services qui n'existaient pas auparavant, comme les conseils municipaux en ligne. Révélée par une deuxième étude de Ryad Titah, l'accumulation de quantités phénoménales de données est également une nouvelle réalité pour les municipalités québécoises. Celles-ci ont toutefois du mal à faire bon usage de ces métadonnées ouvertes, car cela nécessite sur plusieurs plans une expertise poussée dont elles ne disposent généralement pas.

Les résultats de ces deux recherches offrent aux gestionnaires publics de l'information pertinente pour orienter le développement de leurs stratégies de gouvernement électronique ou pour améliorer les programmes déjà en place.