Mieux intervenir auprès des enfants victimes d'agression sexuelle



Au Québec, une femme sur quatre et un homme sur 10 rapportent avoir subi une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans. Les réactions à la suite de ce traumatisme divergent selon les personnes. Certains démontrent une capacité de maintenir un fonctionnement adéquat dans l'adversité. D'autres manifestent une détresse initiale importante qui se résorbe au bout de quelques mois. D'autres encore ressentent des symptômes de détresse chronique. La recherche dans le domaine de la violence sexuelle n'est pas encore parvenue à bien circonscrire la diversité de ces réactions. 

S'appuyant sur une approche centrée sur la personne, l'Équipe de recherche Violence sexuelle et santé, dirigée par Martine Hébert de l'Université du Québec à Montréal, a fait une avancée importante sur cette question en élaborant une typologie des réactions chez les enfants victimes d'agression sexuelle. Celle-ci est fondée sur les caractéristiques les plus typiques des enfants qui affichent des profils de résilience et sur celles des enfants qui présentent des symptômes touchant plusieurs sphères de leur développement. 

Les résultats de cette recherche suggèrent qu'il faut aller au-delà des variables liées à l'agression pour orienter le traitement. Et que pour expliquer la diversité des profils, on doit tenir compte des facteurs personnels – par exemple, les stratégies d'adaptation – et des facteurs familiaux, notamment le degré de cohésion et de conflit au sein de la famille. 

Les chercheurs ont contribué à implanter et à évaluer des pratiques d'intervention individuelle et de groupe qui reposent sur des résultats probants atteints dans différents organismes québécois qui offrent des services visant les jeunes victimes d'une agression sexuelle. Ils poursuivent désormais leurs travaux, afin de mettre au point de nouveaux outils d'évaluation permettant de mieux cerner les diverses réactions qui se manifestent à la suite d'un traumatisme subi tant par les enfants et les adolescents que par les adultes victimes d'agression sexuelle.

Équipe

Équipe de recherche Violence sexuelle et santé

Directrice

Martine Hébert, Université du Québec à Montréal

Membres réguliers

  • Sophie Boucher, Université du Québec à Montréal 
  • Mireille Cyr, Université du Québec à Montréal 
  • Mylène Fernet, Université du Québec à Montréal 
  • Francine Lavoie, Université Laval