Lutter contre la pauvreté et l'exclusion par une approche territoriale intégrée : identification des facteurs et conditions favorisant la sortie de la pauvreté. Une étude comparative de trois communautés territoriales



La lutte contre la pauvreté et l'exclusion par l'approche territoriale intégrée constitue un important pilier de l'agenda public québécois.

En situant notre recherche dans ce contexte, nous avons tenté d'identifier les facteurs et les conditions qui favorisent ou non la sortie de la pauvreté dans le cadre d'une dynamique territoriale. Nous avons procédé à une analyse de trois territoires : métropolitain (Rosemont), semi-urbain (Lanaudière) et éloigné (Côte-Nord). Notre équipe de recherche s'est intéressée aux discours, aux actions et aux représentations des acteurs institutionnels, communautaires et publics, ainsi qu'à ceux des citoyens.

Certaines catégories de population sont plus vulnérables aux risques de pauvreté que d'autres.

Notre analyse confirme encore une fois que certaines catégories de population sont plus vulnérables aux risques de pauvreté que d'autres : jeunes en difficulté d'insertion, femmes monoparentales, femmes âgées travaillant dans les commerces de détail, immigrants récents et personnes âgées isolées. Toutefois, des problématiques comme l'insécurité alimentaire, le décrochage scolaire et les conditions de logement prennent plus d'importance. Ce qui fait davantage problème n'est pas l'augmentation du taux de pauvreté, mais plutôt le cumul des difficultés et la chronicité de la pauvreté.

Comme les formes de pauvreté varient selon plusieurs caractéristiques territoriales en termes démographiques, de niveau d'accessibilité aux services publics et de disponibilité des ressources alternatives, nous proposons comme première piste de solution de penser des politiques publiques intégrant à la fois les dimensions universelles et des dimensions particulières facilement adaptables aux réalités territoriales. Il importe d'articuler le financement par programme avec des fonds dédiés qui laisseraient une marge de manœuvre plus grande aux institutions locales et aux acteurs territoriaux.

Chercheur principal

Pierre-Joseph Ulysse, Université de Montréal

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : septembre 2009