Les contrôles policiers aident-ils à mettre la pédale douce?



Selon les données de la Société d'assurance automobile du Québec, 428 usagers du réseau routier ont perdu la vie au cours des dix premiers mois de l'année 2009 et plus de 35 000 ont subi des blessures.

Bien que le bilan routier se soit amélioré depuis les 30 dernières années (on a enregistré 1 765 décès en 1978), ces statistiques sont néanmoins préoccupantes, puisque la majorité des traumatismes sont dus à des comportements routiers déviants qui auraient pu être évités. La prévention : voilà l'objectif des programmes policiers qui s'attaquent aux principales causes des accidents de la route, tels que la conduite avec facultés affaiblies et les excès de vitesse.

La prévention : voilà l'objectif des programmes policiers qui s'attaquent aux principales causes des accidents de la route.

Toutefois, on dispose de très peu d'informations sur l'efficacité de ces programmes, car ils font rarement l'objet d'une évaluation. Plusieurs croient que les opérations policières sont inefficaces et que les constats d'infraction ne sont qu'une taxe cachée. Étienne Blais, professeur-chercheur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal, estime que l'évaluation des programmes policiers permettrait de démystifier certaines croyances.

Ses travaux en cours visent donc à identifier les conditions d'efficacité de ces programmes, de même qu'à étudier leur impact sur le comportement des conducteurs et sur les collisions. La Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Montréal et l'Institut national de santé publique du Québec ont accepté de collaborer à ce programme de recherche.

Les résultats devraient permettre d'améliorer les opérations policières et peut-être, au final, le bilan routier de la province.