Le visage féminin, entre littérature et photographie



Chez certaines auteures contemporaines comme Annie Ernaux ou Marie NDiaye, on perçoit une volonté d'échapper aux représentations stéréotypées des femmes en ayant recours, dans leurs œuvres littéraires, à des portraits ou à des autoportraits.

Catherine Mavrikakis, elle-même auteure (Le ciel de Bay City, Les derniers jours de Smokey Nelson) et professeure-chercheure au Département des littératures de langue française de l'Université de Montréal, s'est intéressée à cette approche avec sa collègue Martine Delvaux, de l'UQAM.

Cette question du visage de la femme est centrale dans les productions féminines artistiques contemporaines.

Les deux chercheures ont étudié les modalités de résistance esthétiques et politiques à la représentation stéréotypée du visage féminin. Cette question du visage de la femme est centrale dans les productions féminines artistiques contemporaines, mais avait été peu étudiée dans une perspective intermédiale, comme dans le cas d'œuvres mariant littérature et photographie. Le travail des deux chercheures a contribué à l'avancement des études féministes, littéraires, théoriques et intermédiales. Il pourra aussi avoir des échos dans la recherche en art visuel, notamment dans les travaux qui portent sur l'union des arts visuels avec d'autres formes d'art.

Cette réflexion s'inscrit au cœur d'un livre intitulé Guerrières et Gorgones – Galas et Goldin, qui porte sur les œuvres de Diamanda Galas et Nan Goldin, et dont la parution chez Héliotrope est prévue pour septembre 2013. Elle a aussi fait l'objet de nombreux articles publiés notamment dans Frontières, Women in French, Contemporary French and Francophone Studies, Belphégor, Dalhousie French Studies, La Revue littéraire, ETC. Revue de l'art actuel et Dialogues francophones, et lors d'un colloque international organisé par Martine Delvaux à l'UQAM et intitulé « Insaisissables visages du féminin ».