Le transfert des connaissances sous la loupe



Quelles sont les pratiques en matière de valorisation et de transfert des connaissances des professeurs d'université en sciences sociales au Québec?

C'est la question à laquelle Mathieu Ouimet, professeur-chercheur au Département de science politique de l'Université Laval, a décidé de répondre en réalisant l'une des rares études sur le sujet. Il a ainsi sondé 321 professeurs œuvrant dans six disciplines.

Près de la moitié des professeurs avaient participé à au moins une émission radiophonique et près d'un tiers à une émission de télévision.

Environ un tiers (32,1%) d'entre eux ont déclaré avoir produit au moins un rapport de recherche pour le compte d'une organisation publique ou parapublique au cours des 18 mois précédents, et près d'un quart (23,6%) avaient publié au moins un article dans un quotidien ou un hebdomadaire. La production d'un rapport de recherche pour un OBNL (15,4%), un ordre ou une association de professionnels (10,2%) ou une organisation privée à but lucratif (3,7%) était moins fréquente. Près de la moitié (49,6%) des professeurs avaient participé à au moins une émission radiophonique et près d'un tiers (32,1%) à une émission de télévision.

Par ailleurs, lors de la négociation de leur charge de travail annuelle avec la personne responsable de la direction de leur unité, seulement 16,5% des répondants ont déclaré avoir été explicitement incités à s'engager dans des activités de valorisation auprès de publics non académiques. Sur le plan de l'attribution des fonds subventionnaires, ces résultats pourront alimenter la réflexion des doyens des facultés de sciences sociales, des directeurs d'unité et des professeurs concernés par la question du transfert des connaissances à l'extérieur du milieu universitaire.