Le roman vu par les romanciers



Depuis qu'il est devenu un genre littéraire majeur au XVIIIe siècle, le roman a été observé sous toutes ses coutures par les théoriciens de la littérature. Mais, si ces derniers ont étudié les livres, ils ont moins souvent prêté attention à ce que les romanciers eux-mêmes disaient de leur art. Une omission que le Groupe de recherche sur le roman moderne s'efforce de réparer. 

Et ce n'est pas le matériel qui manque ! Essais, préfaces, correspondances, journaux, entretiens… En français comme en anglais, les romanciers des derniers siècles ont été prolifiques ! Les travaux de ce groupe de recherche ont permis de découvrir que les auteurs voyaient leurs œuvres d'une manière bien différente de celle des critiques littéraires. Pour eux, loin de se confiner à la fiction, le roman constitue un outil de connaissance du monde original et différent des autres genres littéraires. Le groupe de recherche, dirigé par Isabelle Daunais de l'Université McGill, qui a constitué au Québec un nouveau pôle de recherche sur le roman français, anglais et québécois, s'efforce de mettre au jour cette autre histoire du roman. 

L'une des réussites du groupe de recherche est la constitution d'une bibliographie interactive qui, à terme, proposera une banque de plus de 300 références et citations, avec moteur de recherche et articles de synthèse. Le groupe de recherche a aussi publié deux livres : Le roman vu par les romanciers (Québec, Nota bene, 2008) et Gabrielle Roy et l'art du roman (Montréal, Boréal, 2010), rédigé en collaboration avec le Groupe de recherche sur Gabrielle Roy (G2R2). À l'automne 2010, il a publié un numéro bilingue de la revue Quarterly de l'Université de Toronto, intitulé La poétique des romanciers / Novelists on the Novel.

Équipe

Groupe de recherche sur le roman moderne

Directrice

Isabelle Daunais, Université McGill

Membres réguliers

  • Michel Biron, Université McGill 
  • Marcie Frank, Université Concordia 
  • Allan Hepburn, Université McGill 
  • François Ricard, Université McGill 
  • Peter Sabor, Université McGill