Le rêve d'Einstein



Michael Montanaro, chercheur à la Faculté des beaux-arts de l'Université Concordia, et son collègue Sha Xin Wei, de l'Arizona State University, explorent l'utilisation du temps comme médium d'expression, d'apprentissage et d'invention.

Mais à quoi peut bien ressembler une œuvre qui s'exprime en jouant sur la temporalité ? C'est ce qu'ont découvert les visiteurs de l'installation Le rêve d'Einstein 1, inspirée du roman d'Alan Lightman intitulé Quand Einstein rêvait.

Les visiteurs peuvent interagir avec de la vidéo, de la lumière et du son dans l'espace.

Cette installation combine des chorégraphies, du théâtre, du film et de l'architecture avec des technologies de pointe utilisant des réseaux de capteurs, des vidéos modulées de façon computationnelle, ainsi que du son et de la lumière qui répondent aux gestes et aux mouvements. Elle se scinde en plusieurs tableaux au sein desquels les visiteurs peuvent interagir avec de la vidéo, de la lumière et du son dans l'espace.

Chaque tableau représente différents aspects de la temporalité. Dans un tableau, le temps ralentit jusqu'à l'arrêt complet, alors que dans un autre, il n'y a pas d'avenir. Dans un troisième, le temps est fragmenté, alors que dans un quatrième, il est inversé.

Cette expérience artistique inusitée a été présentée au Gray Center for Arts and Inquiry de l'Université de Chicago, dans le cadre de deux événements majeurs : le Pervasive Play Capstone et le Play Symposium. Elle a aussi été présentée à l'Université Concordia au cours du Hexagram Black Box, en avril 2013.

En plus de son intérêt théorique et du développement d'expertises et de nouvelles applications technologiques, ce projet pourrait avoir des applications sociales s'il est intégré à des espaces publics. Par exemple, les chercheurs visent à créer un environnement technologique capable d'interagir de manière innovatrice et créatrice avec les enfants hospitalisés.