Le don en question



La période des Fêtes en est une de réjouissances, de rencontres et de partage. C'est le moment de l'année où l'on pense spécialement à nos proches, mais aussi aux personnes qui sont dans le besoin. Les activités liées aux guignolées sont nombreuses; on donne de l'argent, des denrées alimentaires, du temps. Ce n'est pas d'hier que la recherche s'intéresse à l'acte du don. Encore aujourd'hui, des chercheurs de nombreuses disciplines l'étudient dans le but d'en dégager les principes fondamentaux. C'est le cas de François Gauthier, professeur-chercheur au Département de sciences des religions de l'Université du Québec à Montréal, qui l'explore dans le cadre d'un événement tout à fait original mais éloigné des Fêtes : le festival Burning Man.

Ce n'est pas d'hier que la recherche s'intéresse à l'acte du don.

Se réunissant une fois par année durant une semaine dans le désert de Black Rock, au Nevada, des dizaines de milliers de personnes créent une cité éphémère où l'art, la coopération et les échanges – humains et matériels, jamais monétaires – sont vitaux. François Gauthier explore l'économie du don, qui s'inscrit au cœur même de l'expérience Burning Man, en utilisant une approche liée à la théorie du don telle que développée par les chercheurs du Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales, le MAUSS, établi à Paris.

Outre la visée qui consiste à mieux comprendre les mécanismes à la base du sentiment de communauté et de responsabilité civique qui caractérise cet événement culturel unique, cette recherche permettra de jeter un éclairage particulier sur le don, acte central dans les échanges entre les êtres humains.