La relève – Prendre le temps



« Il y a encore plusieurs zones d'ombre dans notre histoire, en particulier dans celle des régions éloignées des grands centres », lance Maude Flamand-Hubert.

Mme Flamand-Hubert est candidate au doctorat en développement régional à l'Université du Québec à Rimouski, dans une cotutelle avec le Département d'histoire de l'Université Paris IV.

« La recherche a besoin de temps pour porter ses fruits. Trop de rapidité peut menacer la qualité. »

Dans un ouvrage publié aux Presses de l'Université du Québec en 2012, la chercheure a exploré le rôle de l'élite locale dans les processus de développement des régions périphériques au XIXe siècle et les stratégies d'accumulation et de gestion des ressources, en suivant le parcours de Louis Bertrand (1811-1871), un propriétaire foncier de L'Isle-Verte.

Motivée d'abord et avant tout par un intérêt dévorant pour son domaine de recherche et son sujet, Maude Flamand-Hubert a dû composer, comme tous les chercheurs, avec les exigences de production et de résultats, lesquelles se conjuguent parfois mal avec la rigueur nécessaire à la recherche. « On sent de plus en plus de pression pour publier très régulièrement et l'importance d'être cité souvent dans les travaux des autres, explique-t-elle. Pourtant, la recherche a besoin de temps pour porter ses fruits. Trop de rapidité peut menacer la qualité. Il faut préserver la place de la recherche fondamentale, qui exige du temps. »

Afin d'améliorer ses perspectives d'emploi et de devenir une chercheure plus accomplie, l'étudiante juge essentiel de développer un réseau très étendu et d'acquérir des compétences connexes. Dans son cas, celles qu'elle a acquises dans les domaines de la gestion et du patrimoine se sont avérées très utiles.