La relève – Chercheure à tout faire



Que fait-on quand on considère que les arts vivants sont très axés sur la pratique et peu couverts par la recherche?

On crée un mode de diffusion et on rapproche ces deux univers! C'est le pari qu'a fait Véronique Hudon, étudiante à la maîtrise en théâtre à l'Université du Québec à Montréal, en fondant avec des collègues la revue Aparté, arts vivants, en 2011. « Il faut décloisonner la recherche et combler le fossé entre chercheurs et artistes », lance Véronique Hudon.

La recherche et le discours sur l'art sont trop peu valorisés dans nos sociétés et trop souvent taxés d'élitisme.

Passionnée par le milieu de l'édition, ce projet lui a donné l'occasion de mettre ses habiletés à l'épreuve et de les perfectionner. Elle espère contribuer à la construction d'une mémoire culturelle forte et diversifiée qui inclura les artistes plus marginaux et leurs œuvres. Pour Véronique Hudon, la recherche et le discours sur l'art sont trop peu valorisés dans nos sociétés et trop souvent taxés d'élitisme. Quant à la carrière de chercheur dans ce domaine, elle demeure méconnue. C'est une tâche qui exige de s'investir complètement, de participer à plusieurs projets à la fois et de jouer plusieurs rôles.

En tant qu'étudiante, il faut aussi gérer l'éternel problème du financement et de l'endettement. Mais le jeu en vaut la chandelle, selon elle. « La recherche en arts est de plus en plus interdisciplinaire, note-t-elle. On se tourne vers des performances et des matériaux éphémères, issus de travaux en sciences naturelles et en génie, et vers des réflexions nées des sciences sociales et humaines. C'est très stimulant, et ça permet de développer une meilleure compréhension de ce que nous sommes. »