La pauvreté et l'exclusion sociale, leur genèse et leur réduction : le rôle déterminant des milieux de vie



Notre recherche portait sur deux sous-populations, identifiées dans une étude précédente comme étant particulièrement défavorisées et vivant dans trois territoires de la région de Québec, soit les hommes de 45 à 64 ans (centre-ville) et les familles monoparentales (centre-ville et deux secteurs défavorisés des autres territoires).

À l'aide d'une démarche qualitative et quantitative, il s'agissait d'améliorer les connaissances sur la pauvreté et l'exclusion sociale, ainsi que sur les facteurs de risque et de protection présents dans les trois milieux locaux.

Toutes les propositions ont pour but de contrer la fragilisation des individus, de leurs familles et des communautés.

Nos résultats indiquent que certains groupes sont non seulement seuls, mais vivent des problèmes qui paraissent insolubles. Ce qui les a conduits à cet état de privation est d'origine matérielle, mais aussi sociale. Certaines dynamiques à différents moments de la vie (famille d'origine dysfonctionnelle, passage a l'école pénible, relations conjugales difficiles, etc.) contribuent à construire la vulnérabilité et à favoriser l'exclusion, alors que des interventions à certains moments et sur certaines conditions ou certains facteurs (soutien de ressources, accès à un logement décent, etc.) pourraient contribuer à la résilience d'individus et de groupes défavorisés, et ainsi réduire les inégalités de santé et casser le cycle de pauvreté.

Les propositions que nous formulons portent sur les conditions à l'origine de la pauvreté et de l'exclusion sociale, mais aussi à leur reproduction au sein des familles et des milieux de vie. Certaines concernent les milieux locaux (développement des communautés), d'autres les politiques et services publics (logement, emploi, services d'accompagnement). Toutes les propositions ont pour but de contrer la fragilisation des individus, de leurs familles et des communautés pour éviter qu'elles ne deviennent vulnérables et qu'elles ne sombrent ou ne demeurent pas dans des conditions de pauvreté et d'exclusion sociale. Elles visent la création de liens sociaux qui favorisent le sentiment de contrôle individuel et communautaire, ainsi que la résilience, perçue non pas comme une caractéristique individuelle, mais bien comme une capacité qui s'acquiert en interaction avec un environnement social.

Chercheure principale

Maria De Koninck, Université Laval

Résumé

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : avril 2010