La consommation responsable en pleine mutation



Les produits dits « écoresponsables » se multiplient sur les tablettes des commerçants. Cette tendance fait évoluer nos habitudes de consommation et nos modes de vie.

Ces travaux ont mené à une collaboration avec des communautés autochtones afin de développer des produits artisanaux liés à l'écotourisme.

Anne Marchand, chercheure en design à l'Université de Montréal, s'est intéressée aux attentes et aux perceptions des citoyens à l'égard de ces produits. Elle a mené une étude auprès de 27 consommateurs ; certains étaient moins engagés dans une démarche de consommation responsable, alors que d'autres l'étaient plus fortement.

Les résultats de cette étude ont permis d'établir des différences entre les deux groupes et l'émergence d'un nouveau rapport à la consommation chez les gens plus fortement engagés envers la consommation responsable.

Les gens plus modérément engagés dans cette forme de consommation n'achètent pas moins, mais ont tendance à miser sur des produits neufs qu'ils jugent plus écoresponsables en raison d'une présentation « verte » ou de l'affichage de certifications. La motivation étant ici purement de protéger l'environnement en se procurant un produit jugé moins nocif.

De leur côté, ceux pour qui la consommation responsable est plus importante la perçoivent davantage comme un changement de niveau et de mode de consommation. Ils privilégient les produits usagés et l'artisanat. Et surtout, ils tendent à réduire leur consommation, non seulement pour protéger l'environnement, mais aussi pour accéder à un mode de vie jugé plus simple et plus sain.

Ces travaux ont notamment mené à une collaboration avec des communautés autochtones dans le but de développer des produits artisanaux liés à l'écotourisme – comme des housses de coussin ou des carnets – et d'atteindre justement ce nouveau segment de consommateurs responsables.