L'importance du choix de carrière



I l est encore courant de croire que l'intelligence et les résultats scolaires expliqueraient à eux seuls la persévérance et la réussite en sciences à l'université. Or, ce mythe vient d'être déboulonné grâce à une recherche longitudinale sur les liens entre la persévérance et le profil sociomotivationnel des étudiants qui entreprennent des études en sciences et en génie à l'Université Laval. 

Dirigée par Simon Larose, professeur-chercheur au Département d'étude sur l'enseignement et l'apprentissage de l'Université Laval, cette étude fournit des pistes d'intervention intéressantes.

Pour se motiver à poursuivre leurs études, les filles auraient davantage besoin que les garçons d'être en contact avec la science pratique et appliquée. 

Ainsi, 81 % des 489 étudiants sondés en 2003 et deux ans plus tard, en 2005, étaient toujours inscrits aux programmes. Les taux de persévérance étaient les mêmes pour les garçons et pour les filles, mais étaient légèrement plus élevés en génie (85 %) qu'en sciences pures (80 %) ou appliquées (75 %). 

« Les étudiants qui ont persévéré ont rapporté qu'ils étaient davantage certains de leur choix de carrière au moment de l'admission que les étudiants qui ont abandonné », a constaté l'équipe. Ceux qui ont tendance à pratiquer des activités scientifiques (par exemple, à faire de l'astronomie ou à faire partie de clubs de sciences) à l'extérieur du milieu scolaire, et qui prennent plaisir à s'informer sur les enjeux et les découvertes scientifiques, persévèrent davantage.

Pour se motiver à poursuivre leurs études, les filles auraient davantage besoin que les garçons d'être en contact avec la science pratique et appliquée.

La certitude du choix de carrière étant le facteur déterminant le plus important, Simon Larose suggère d'aider les étudiants de sciences au niveau collégial à mieux cerner ce qui les passionne, ce qui pourrait contrer le taux élevé d'abandon (40 %) au baccalauréat.