L'impact des politiques de soutien à la garde sur la santé et le développement des enfants d'âge préscolaire



Notre recension sur la santé et le développement des enfants en garderie et nos travaux originaux démontrent que les options politiques concernant le financement des services de garde ne sont pas équivalentes et que certains services offrent un meilleur potentiel de développement.

 Dans nos travaux, nous montrons que les enfants évoluant dans des contextes où il y a de hauts niveaux d'adversité (pauvreté, stress, faible éducation, dépression parentale) bénéficient de façon significative de la fréquentation d'un service d'éducation préscolaire, en particulier lorsque la fréquentation débute tôt et qu'elle est régulière comme c'est le cas des services offerts par les centres de la petite enfance. La fréquentation régulière pour les enfants à risque est associée à moins de problèmes d'agression physique et de dépression, et à un meilleur développement cognitif. Sur le plan de la santé, notre recherche conclut que les écoliers ayant fréquenté tôt des garderies de grande taille sont moins à risque d'être affligés par des infections courantes pendant le primaire que les autres enfants.

La fréquentation régulière pour les enfants à risque est associée à moins de problèmes d'agression physique et de dépression.

Les options proposées n'exercent pas non plus le même impact sur le réseau de garderies et sur le travail des parents, en particulier pour les familles vivant en conditions précaires. De plus, l'option préconisant des transferts d'argent direct aux familles a pour effet, comme les hausses des frais de garderie, d'inciter les mères à cesser de travailler, ce qui influence les revenus du ménage et compromet un éventuel retour au travail.

L'originalité de la démarche tient aussi à l'intégration de décideurs élus dans le cadre d'une évaluation des impacts sur la santé, de façon à jauger leur réceptivité pour ce genre d'étude au Québec. Les nombreux avantages associés aux services de garde de qualité nous amènent à considérer leur financement comme un investissement social.

Chercheure principale

Marie-France Raynault, Université de Montréal

Résumé

Rapport de recherche

Annexes 1 à 11; 12.1; 12.2; 13

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : avril 2011