L'écho 2.0 d'une nation celtique



Encore aujourd'hui, près de 90 ans après la fin du conflit qui a mené à la création de l'État irlandais, des traces indélébiles de cette guerre civile restent dans la mémoire des descendants. Radiée de plusieurs archives et négligée par les historiens, cette période toutefois marquante se définit par le silence, l'absence et l'oubli volontaire.

L'objectif consiste à analyser les répercussions à long terme de ce combat sur la vie des habitants du pays et de ceux qui ont choisi de s'établir ailleurs.

L'étude de Gavin Foster, de l'Université Concordia, propose d'explorer les souvenirs toujours présents à l'esprit des descendants des participants à la guerre civile en Irlande et dans la diaspora.

L'objectif consiste à analyser les répercussions à long terme de ce combat sur la vie des habitants du pays et de ceux qui ont choisi de s'établir ailleurs. « En comparant les données obtenues en Irlande du Sud-Ouest avec celles des États-Unis et du Canada, il sera possible de comprendre l'impact que l'immigration et l'exil ont eu sur la construction et la médiation de la mémoire historique relativement à cette guerre », souligne le chercheur.

Pour parvenir à ses fins, il utilise une méthode pour le moins originale : la création d'un site Internet. Cette démarche consiste à former une communauté virtuelle où les gens de partout dans le monde peuvent réagir aux publications, partager des pensées, des souvenirs et des connaissances sur le sujet. L'analyse de ces témoignages conduira le chercheur à une meilleure compréhension de la manière dont le lieu, le déracinement, la patrie et l'exil influent sur les traces que laisse une lutte nationale.