Intervenir dans certains quartiers de Sherbrooke



Comme toutes les villes, Sherbrooke a des quartiers défavorisés dans lesquels se trouve une concentration élevée de personnes en situation de vulnérabilité. Ces endroits nécessitent l'organisation de plusieurs interventions de première ligne en santé et services sociaux. 

L'équipe de Paul Morin, professeur-chercheur au Département de travail social de l'Université de Sherbrooke affilié au Centre de santé et de services sociaux – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, a observé trois quartiers défavorisés de Sherbrooke : Ascot, Jardins-Fleuris et le centre-ville. Ses membres ont analysé le programme Intervention de quartier et l'action de l'Équipe itinérance, composée notamment d'infirmières et de travailleurs sociaux qui soutiennent plusieurs centaines de personnes sans domicile fixe. 

Les chercheurs souhaitaient décrire les pratiques d'intervention dans leurs contextes particuliers, pour pouvoir ensuite mettre en lumière les effets perçus par les intervenants, les partenaires du milieu et les gestionnaires. Leurs objectifs étaient de contribuer à l'avancement des connaissances et d'améliorer les pratiques d'intervention territorialisée et les pratiques de l'Équipe itinérance.

La recherche a permis de mettre en lumière plusieurs effets positifs de ces interventions sur la qualité de vie des personnes. En favorisant leur engagement et leur participation tout en les reliant entre elles, ces interventions contribuent à créer un climat de confiance et de solidarité fondé sur des rencontres formelles et informelles lors de diverses activités organisées ou appuyées dans le cadre du programme Intervention de quartier.

Ce type d'intervention a aussi renforcé les liens qui existent entre les partenaires, en plus de soutenir leur action et de consolider la mobilisation qu'ils cherchent à créer par leur action. Le développement d'un meilleur climat social, le déploiement d'une dynamique nouvelle et positive dans les quartiers et l'essor d'une « communauté d'intervention » constituent les principaux résultats observés dans les réseaux et dans les quartiers.

Cette recherche a aussi permis d'identifier des effets sur le système de santé. Ainsi, les interventions dans les quartiers ont permis de joindre des personnes qui ne viendraient pas d'elles-mêmes demander des soins de santé ou psychosociaux, d'éviter que l'état de certaines personnes ne s'aggrave, d'atténuer une situation de crise et de réduire la méfiance envers le système de santé et les services sociaux.

Équipe

Centre de santé et de services sociaux – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke

Directeur

Paul Morin, Université de Sherbrooke

Membres réguliers

  • Jean-François Allaire, Université de Sherbrooke
  • Pierre Beauséjour, Université de Sherbrooke
  • Rachel Bélisle, Université de Sherbrooke
  • Maryse Benoit, Université de Sherbrooke
  • David Bergeron, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Réal Boisvert, RRSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec
  • Daniel Boleira Guimaraes, Université de Sherbrooke
  • Pierre-Luc Bossé, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Sylvain Bourdon, Université de Sherbrooke
  • Ginette Boyer, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Céline Bureau, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Jacques Caillouette, Université de Sherbrooke
  • Claude Charpentier, Université Bishop's
  • Nicole Dallaire, Université de Sherbrooke
  • Chantal Doré, Université de Sherbrooke
  • Frances Gallagher, Université de Sherbrooke
  • Suzanne Garon, Université de Sherbrooke
  • Philippe Gendron, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Cheryl Gosselin, Université Bishop's
  • Manon Gosselin, Université de Sherbrooke
  • Sylvain Grignon, Université de Sherbrooke
  • Joëlle Hassoun, Université de Sherbrooke
  • Marie-Claude Jacques, Université de Sherbrooke
  • Denise Jourdenais, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Nathalie Lachance, Université de Sherbrooke
  • Isabelle Lacroix, Université de Sherbrooke
  • Normand Laforme, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Nadine Larivière, Université de Sherbrooke
  • Sylvain Laroche, Le P'tit Bonheur de Saint-Camille
  • Jeanette LeBlanc, Université de Sherbrooke
  • Katia Mercier, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Guylaine Michaud, Université de Sherbrooke
  • Nathalie Morin, Office municipal d'habitation de Montréal
  • Carole Panneton, Pro-Def Estrie – Promotion et défense des droits en santé mentale
  • Jacques Quintin, Université de Sherbrooke
  • Anne-Marie Royer, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Bernard Sévigny, Université de Sherbrooke
  • Paule Simard, Institut national de santé publique
  • Denise St-Cyr, Université de Sherbrooke
  • Jean-François Trudel, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke
  • Benoît van Caloen, Université de Sherbrooke
  • Éric Yergeau, Université de Sherbrooke