Influence des habitudes de jeu par Internet et de problématiques associées sur l'évolution de la sévérité des habitudes de jeux de hasard et d'argent au cours de l'adolescence (projet cyberJEUnes 1)



Malgré l'interdiction de jouer avant l'âge de 18 ans, les jeux de hasard et d'argent (JHA) sont des activités populaires auprès des adolescents.

Bien que la proportion de jeunes présentant des habitudes de JHA à risque ou pathologique probable était de 3,6 % en 2013, l'accessibilité croissante des JHA en ligne inquiète quant à son impact potentiel sur les problèmes de JHA dans cette population vulnérable. De plus, l'impact potentiel des JHA en ligne en mode DÉMO n'est pas connu à ce jour. L'utilisation plus large et très accessible des différents sites et applications Internet questionne quant au développement possible de la cyberdépendance, sujet très peu documenté à ce jour. Par ailleurs, des études révèlent que les habitudes de JHA et d'utilisation d'Internet sont reliées à divers comportements à risque chez les jeunes (ex., consommation de substances psychoactives (SPA) et délinquance).

Les résultats présentés dans ce rapport visent à documenter l'ensemble de ces comportements en fonction du sexe et du niveau scolaire.

Les résultats présentés dans ce rapport visent à documenter l'ensemble de ces comportements en fonction du sexe et du niveau scolaire. Pour ce faire, 3 922 élèves de secondaire 3, 4 et 5 ont complété un questionnaire. Cette étude permet de constater que les comportements des filles et des garçons diffèrent, ces derniers présentant plus de problèmes de JHA, de consommation de SPA et de délinquance. Les filles se démarquent davantage au plan de l'anxiété et de la dépression et utilisent davantage un répertoire varié de stratégies d'adaptation que les garçons. Peu de différences significatives sont observées en fonction du niveau scolaire, sauf au plan de la consommation de SPA, les garçons de sec. 5 présentent plus de problèmes que les autres jeunes.

Enfin, la grande proportion de jeunes présentant une utilisation d'Internet à risque (45 %) invite à se pencher de plus près sur cette question. Ces résultats permettent de suggérer des priorités d'action aux plans politique et clinique et de proposer des pistes d'intervention en fonction du sexe et des niveaux scolaires.

Chercheure principale

Natacha Brunelle, Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : septembre 2015