Impacts à long terme du programme MIRES sur les trajectoires motivationnelles, scolaires et professionnelles d'adolescents intéressés par des études et carrières dans les domaines de la mathématique, des sciences et des technologies



Au Québec, près de 25 % des jeunes qui commencent des études en sciences au collégial et plus de 50 % de ceux qui s'inscrivent dans une technique physique n'obtiendront jamais de diplôme dans le secteur des mathématiques, sciences et technologies (MST).

Cette situation perdure depuis 20 ans et prend des proportions alarmantes dans un contexte où les besoins de main-d'œuvre en MST croissent de façon exponentielle. Afin de freiner la perte d'étudiants dans ce secteur, la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval, deux collèges de la région de Québec et plusieurs entreprises et centres de recherche ont conçu le programme de Mentorat pour l'Intégration et la Réussite des Étudiants en Sciences (MIRES). Une première recherche avait démontré les impacts positifs à court terme de ce programme (à la fin de l'intervention) sur la motivation, la certitude du choix de carrière et la persévérance des jeunes dans leur programme d'études au collégial.

Une dissémination du programme MIRES au sein des établissements collégiaux est possible.

La présente recherche a documenté les effets à long terme du programme ainsi que sa contribution au développement des mentors universitaires qui ont accompagné les jeunes cégépiens. Deux années après le début de l'intervention, les garçons de MIRES ont été plus nombreux à persévérer en MST et les filles ont rapporté mieux se connaître, être plus confortables avec l'indécision et être plus motivées à poursuivre des études en MST que les jeunes du groupe contrôle. De leur côté, les mentors semblent avoir une meilleure connaissance d'eux-mêmes et du marché du travail que le groupe de jumeaux.

Une dissémination du programme MIRES au sein des établissements collégiaux est possible, mais le principal défi pour le succès d'une telle opération est de convaincre les décideurs de la pertinence d'investir financièrement. Une année d'opération coûte en moyenne 757 $ par protégé; c'est peu pour assurer la relève scientifique d'une génération.

Chercheur principal

Simon Larose, Université Laval

Résumé

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : juin 2010